Une transplantation hépatique peut être proposée à une personne atteinte d’une maladie du foie sévère lorsque les bénéfices attendus dépassent les risques. L’inscription sur liste d’attente dépend d’une évaluation spécialisée de la gravité de la maladie, de l’état général, des contre-indications et de la capacité à suivre le traitement après la greffe.
La transplantation hépatique, ou greffe du foie, consiste à remplacer un foie gravement malade par un foie provenant d’un donneur décédé ou, dans certaines situations, d’un donneur vivant. Elle peut être envisagée lorsque le foie ne remplit plus suffisamment ses fonctions ou lorsqu’une maladie hépatique expose à un risque important pour la santé ou la survie.
Être suivi pour une maladie du foie ne signifie pas automatiquement être inscrit sur liste d’attente. La décision repose sur une évaluation approfondie menée dans un centre de transplantation. L’équipe cherche à déterminer si la greffe est indiquée, si elle peut être réalisée dans des conditions de sécurité acceptables et si la personne pourra bénéficier durablement du nouveau foie.

Plusieurs maladies peuvent justifier une évaluation pour transplantation hépatique. Les indications exactes dépendent des recommandations du pays, des ressources disponibles et de l’expertise du centre.
L’inscription ne dépend pas d’un seul résultat d’analyse. Elle repose sur une appréciation globale, individualisée et multidisciplinaire. Les équipes évaluent notamment les éléments suivants.
Les médecins analysent les symptômes, les hospitalisations, les complications et les résultats biologiques. Des scores pronostiques peuvent aider à estimer la sévérité de l’insuffisance hépatique et à prioriser les patients sur la liste. Ces outils ne remplacent pas le jugement clinique : certaines situations particulières, comme un cancer du foie répondant à des critères définis, font l’objet de règles de priorisation spécifiques.
La greffe est généralement proposée si elle offre une perspective raisonnable d’amélioration de la survie ou de la qualité de vie par rapport aux autres traitements. L’équipe vérifie aussi que les traitements médicaux, endoscopiques, radiologiques ou chirurgicaux disponibles ne permettent plus de contrôler suffisamment la maladie.
La transplantation est une chirurgie majeure suivie d’un traitement immunosuppresseur à vie. Une évaluation cardiaque, respiratoire, rénale, nutritionnelle et fonctionnelle est donc nécessaire. L’âge seul n’est habituellement pas un critère absolu : l’autonomie, les autres maladies, la fragilité et le risque opératoire sont examinés au cas par cas.
Certaines situations peuvent empêcher une inscription temporairement ou durablement. Il peut s’agir, par exemple, d’une infection non contrôlée, d’un cancer actif en dehors de situations soigneusement évaluées, d’une maladie cardiaque ou pulmonaire trop sévère, ou d’une atteinte d’autres organes rendant le risque de greffe excessif. Certaines contre-indications peuvent être corrigées : une infection peut être traitée, un bilan cardiaque peut conduire à une prise en charge spécifique, et une dénutrition peut nécessiter un soutien nutritionnel.
Après la greffe, des médicaments anti-rejet doivent être pris quotidiennement et des consultations régulières sont indispensables. L’équipe évalue donc la compréhension du traitement, la possibilité de se rendre aux rendez-vous, le soutien de l’entourage et les difficultés sociales ou psychologiques éventuelles. Cette évaluation ne vise pas à juger la personne : elle sert à identifier les aides nécessaires pour rendre le parcours plus sûr.
En cas de consommation d’alcool, de tabac ou d’autres substances, une prise en charge spécialisée peut être proposée. Les attentes concernant l’abstinence, le suivi en addictologie et les modalités d’évaluation varient selon le contexte médical et les règles du programme de transplantation. Il est essentiel d’en parler ouvertement avec l’équipe soignante.
Le bilan est réalisé dans un centre spécialisé par une équipe réunissant notamment hépatologues, chirurgiens transplantateurs, anesthésistes, infirmiers, psychologues, diététiciens, assistants sociaux et, si nécessaire, oncologues, cardiologues ou addictologues. Il comprend habituellement des analyses sanguines, une imagerie du foie et des vaisseaux, un dépistage infectieux, un bilan cardiorespiratoire et une évaluation des reins.
Des examens complémentaires peuvent être demandés pour rechercher un cancer, évaluer une complication de la cirrhose ou confirmer le diagnostic. L’équipe discute ensuite du dossier en réunion multidisciplinaire. Si l’indication est retenue, l’inscription sur la liste nationale ou régionale est effectuée selon les procédures du pays concerné.

Le délai d’attente varie selon la gravité de la maladie, le groupe sanguin, la taille corporelle, la compatibilité avec les greffons disponibles et les règles d’attribution. Pendant cette période, le suivi médical reste essentiel. L’état de santé peut évoluer, nécessiter une modification de la priorité, un traitement de complications ou, parfois, une suspension temporaire de l’inscription.
Lorsqu’un greffon potentiellement compatible est proposé, le patient est contacté rapidement. L’admission à l’hôpital ne garantit pas toujours que la greffe aura lieu : les résultats finaux des contrôles du greffon et de l’état clinique peuvent modifier la décision.
Une orientation vers un centre de transplantation peut être discutée tôt dans l’évolution d’une maladie hépatique avancée. Un avis spécialisé permet d’anticiper les besoins, même si une inscription immédiate n’est pas indiquée.
La décision est prise par une équipe multidisciplinaire d’un centre de transplantation après un bilan médical complet. Les règles d’inscription et d’attribution des greffons dépendent ensuite de l’organisation nationale ou régionale compétente.
L’âge chronologique n’est généralement pas le seul élément considéré. L’équipe évalue surtout l’état général, l’autonomie, la fragilité, les maladies associées et le risque lié à la chirurgie et au traitement anti-rejet.
Non, la situation est évaluée individuellement. Une prise en charge en addictologie, l’arrêt de la consommation et un suivi régulier peuvent faire partie du parcours, selon la situation clinique et les règles du centre.
Il n’existe pas de délai prévisible pour tous les patients. L’attente dépend notamment de la gravité médicale, du groupe sanguin, de la compatibilité, des caractéristiques du donneur et de la disponibilité des greffons.
Treatments are delivered at our JCI-accredited hospitals — Acıbadem International