La transplantation hépatique peut se faire à partir d’un donneur vivant ou d’un donneur décédé. Pour le patient, la différence concerne surtout le délai d’attente, l’organisation de la chirurgie et certains aspects du suivi, tandis que l’objectif reste de remplacer un foie malade par un greffon fonctionnel. Le choix dépend de votre situation médicale, de la disponibilité d’un donneur et de l’évaluation de l’équipe de greffe.
La transplantation hépatique est un traitement majeur pour certaines maladies graves du foie, comme l’insuffisance hépatique avancée ou certaines tumeurs du foie. Lorsqu’une greffe est envisagée, deux grands types de donneurs peuvent être proposés : un donneur décédé ou un donneur vivant. Pour le patient, les différences sont importantes, mais l’objectif reste identique : remplacer un foie qui ne fonctionne plus correctement par un greffon capable d’assurer les fonctions vitales du foie.
Dans une greffe à partir d’un donneur décédé, le foie provient d’une personne en état de mort encéphalique ou en arrêt circulatoire selon les cadres médicaux et juridiques en vigueur. Le greffon est prélevé après une évaluation stricte, puis transplanté au patient compatible.
Dans une greffe à partir d’un donneur vivant, une personne en bonne santé et volontiers informée donne une partie de son foie. Le foie a la particularité de pouvoir se régénérer en partie chez le donneur comme chez le receveur. Le greffon est donc une portion hépatique, et non le foie entier.

La première différence ressentie par le patient est souvent le temps d’accès à la greffe. Avec un donneur décédé, l’attente dépend de la disponibilité d’un organe compatible et de l’urgence médicale. Avec un donneur vivant, la greffe peut parfois être programmée plus rapidement, si l’évaluation du donneur et du receveur est favorable.
Cette possibilité peut être particulièrement importante lorsque la maladie du foie évolue rapidement. Elle ne signifie pas que la greffe vivante est toujours préférable, mais qu’elle peut offrir une option supplémentaire dans certaines situations.
Une greffe à partir d’un donneur décédé intervient souvent de manière imprévue, dès qu’un organe compatible est disponible. Le patient doit alors être prêt à se rendre rapidement à l’hôpital.
À l’inverse, la greffe à partir d’un donneur vivant est planifiée à l’avance. Cela permet une préparation médicale, psychologique et logistique plus structurée. Le patient peut rencontrer l’équipe, revoir les examens préopératoires et mieux organiser son parcours de soins.
Avec un donneur décédé, le greffon est le plus souvent un foie entier. Avec un donneur vivant, le greffon est une partie du foie. L’équipe chirurgicale choisit la portion la plus adaptée à la taille et aux besoins du receveur tout en assurant la sécurité du donneur.
Cette décision repose sur des critères anatomiques, médicaux et techniques. Le patient peut donc entendre parler de lobe droit, lobe gauche ou autre segment hépatique, selon le cas.
Le suivi après transplantation hépatique est globalement similaire dans les deux cas : surveillance de la fonction du greffon, adaptation des traitements immunosuppresseurs, prévention des infections et suivi nutritionnel. Toutefois, la greffe à partir d’un donneur vivant implique aussi le suivi du donneur, qui doit être surveillé après l’opération et après sa sortie de l’hôpital.
Il est important de comprendre qu’aucune option n’est universellement meilleure. Le choix dépend de la maladie du foie, de l’état général du patient, de l’urgence, de la compatibilité et de l’expertise du centre de transplantation.
Comme toute chirurgie majeure, la transplantation hépatique comporte des risques. Pour le receveur, ils peuvent inclure un saignement, une infection, un rejet du greffon, des complications biliaires ou vasculaires, et des effets secondaires des traitements immunosuppresseurs. Ces risques existent dans les deux types de greffe.
Dans le cas d’un donneur vivant, il faut ajouter les risques liés à l’hépatectomie partielle chez une personne saine. L’équipe de greffe évalue alors très soigneusement sa santé, son anatomie hépatique, sa fonction hépatique et sa compréhension du geste. Le principe fondamental est la protection du donneur.
Avant une transplantation à partir d’un donneur vivant, le receveur et le donneur passent par des examens approfondis. Pour le receveur, il s’agit d’évaluer la gravité de la maladie, la capacité à supporter l’intervention et l’absence de contre-indication majeure. Pour le donneur, l’équipe vérifie qu’il est en bonne santé, volontaire, informé et apte à donner sans risque excessif.
Cette étape est essentielle. Elle permet d’expliquer clairement les bénéfices attendus, les limites, les alternatives et le suivi post-opératoire. Le consentement doit être libre et éclairé.

La transplantation hépatique de donneur vivant ou de donneur décédé poursuit le même but, mais le parcours du patient n’est pas identique. Le donneur vivant peut offrir une greffe programmée et parfois plus rapide, tandis que le donneur décédé évite une chirurgie chez une personne saine. La meilleure option est celle qui correspond à votre situation médicale et à l’évaluation de l’équipe spécialisée.
Si une greffe du foie vous est proposée, demandez des explications détaillées à votre hépatologue et à votre chirurgien transplanteur. Une bonne compréhension du parcours aide à prendre une décision éclairée et à préparer sereinement l’intervention.
Non. Cela dépend de votre maladie, de votre état général, de l’anatomie du donneur et de l’évaluation complète par l’équipe de transplantation.
Le foie du donneur se régénère en partie, mais l’intervention reste une chirurgie importante avec une convalescence et une surveillance médicale nécessaires.
Dans certains cas, une greffe à partir d’un donneur vivant peut être organisée plus rapidement, car elle est planifiée à l’avance. Ce n’est pas systématique.
Les risques majeurs pour le receveur existent dans les deux situations. Les différences portent surtout sur l’organisation, la taille du greffon et le contexte opératoire.
La décision se prend avec l’équipe de transplantation, en fonction des critères médicaux, des disponibilités et du consentement éclairé des personnes concernées.
Treatments are delivered at our JCI-accredited hospitals — Acıbadem International