La meilleure technique de transplantation du foie dépend surtout de l’état du patient, de la maladie du foie, de l’urgence et du type de donneur disponible. L’équipe spécialisée compare les options pour choisir l’approche la plus sûre et la plus adaptée à votre situation.
La transplantation du foie est une intervention complexe qui consiste à remplacer un foie malade par un foie sain, en totalité ou en partie. Le choix de la technique chirurgicale dépend de nombreux paramètres : gravité de la maladie, urgence, taille du receveur, qualité du greffon et expérience de l’équipe chirurgicale. L’objectif est d’offrir la meilleure compatibilité possible tout en limitant les risques pour le patient et le donneur.
Il existe plusieurs approches chirurgicales. Elles ne s’opposent pas entre elles : elles répondent à des situations différentes.
C’est la technique la plus fréquente. Le foie malade est retiré et remplacé par un foie greffé placé dans la même position anatomique. Le chirurgien raccorde ensuite les vaisseaux sanguins et les voies biliaires. Cette méthode peut être réalisée à partir d’un donneur décédé ou vivant selon le contexte.
Un proche ou un donneur compatible peut donner une partie de son foie. Le foie du donneur a la capacité de se régénérer progressivement, tandis que la portion transplantée chez le receveur augmente aussi de volume. Cette option peut réduire le délai d’attente, mais elle nécessite une évaluation rigoureuse du donneur et du receveur.
Dans certains centres, un foie provenant d’un donneur décédé peut être divisé pour greffer deux receveurs. Cette stratégie vise à optimiser l’utilisation des greffons, en particulier chez les patients de taille différente, comme un adulte et un enfant.
Dans ce cas, une partie du foie du receveur est laissée en place et un greffon supplémentaire est implanté. Cette technique est moins courante et réservée à des indications précises, par exemple lorsque l’on souhaite soutenir temporairement la fonction hépatique en attendant une récupération ou une stratégie définitive.
Le choix n’est jamais standardisé. Il repose sur une discussion multidisciplinaire impliquant hépatologues, chirurgiens, anesthésistes, radiologues et coordinateurs de transplantation.
La priorité est de savoir si la transplantation est possible et à quel moment. L’équipe évalue la sévérité de l’insuffisance hépatique, les complications comme l’ascite, les hémorragies digestives, les infections ou l’encéphalopathie, ainsi que l’état général du cœur, des reins et des poumons.
Certaines maladies imposent une stratégie particulière. Par exemple, une cirrhose avancée, certaines tumeurs hépatiques ou des maladies métaboliques ne conduisent pas toujours aux mêmes choix techniques. L’équipe adapte la procédure au bénéfice attendu et au risque de récidive ou de complication.
La nature du greffon est déterminante. Un foie entier provenant d’un donneur décédé, une partie de foie issue d’un donneur vivant ou un foie partagé ne se discutent pas de la même manière. La qualité du greffon, sa taille et son adéquation anatomique sont examinées avec soin.
Le greffon doit être suffisamment volumineux pour assurer une fonction hépatique correcte, mais pas trop grand pour la cavité abdominale du receveur. Les chirurgiens analysent aussi l’anatomie des vaisseaux sanguins et des voies biliaires pour réduire les difficultés techniques.
Toutes les techniques ne sont pas réalisées partout avec la même fréquence. Le niveau d’expertise du centre en transplantation hépatique influence le choix final, notamment pour les greffes à partir d’un donneur vivant, les foies partagés ou les situations anatomiques complexes.
Avant de proposer une technique, l’équipe réalise une évaluation complète :
Chez un donneur vivant, des examens spécifiques sont aussi nécessaires pour vérifier sa sécurité et sa capacité à donner une partie de son foie.

La chirurgie comporte plusieurs étapes : ablation du foie malade, préparation du greffon, anastomoses vasculaires, reconstruction biliaire et vérification du bon fonctionnement du foie transplanté. La durée opératoire et les suites varient selon la technique choisie, l’état du patient et la difficulté anatomique.
Après l’intervention, une surveillance étroite est indispensable en soins intensifs ou en unité spécialisée. Le traitement immunosuppresseur est ensuite adapté pour éviter le rejet du greffon, tout en limitant les effets indésirables.
Chaque option a des bénéfices et des contraintes. Il n’existe pas de “meilleure” technique universelle, seulement la technique la plus appropriée à un moment donné pour un patient donné.
Pour participer à la décision, vous pouvez demander :
La transplantation du foie repose sur une décision individualisée. La technique chirurgicale choisie dépend de la maladie, de l’urgence, de la compatibilité anatomique et du greffon disponible. Le rôle de l’équipe spécialisée est d’évaluer chaque option avec précision afin de proposer la stratégie la plus adaptée et la plus sûre possible.
La transplantation orthotopique avec foie entier d’un donneur décédé est la technique la plus courante, mais le choix dépend toujours de la situation clinique.
Non. Le donneur vivant donne seulement une partie de son foie, car il faut préserver sa sécurité et permettre la régénération du foie restant.
Non. Les risques varient selon la technique, l’anatomie, l’état du patient et le type de greffon. L’équipe les explique avant l’intervention.
Il faut une évaluation spécialisée qui analyse la maladie du foie, l’état général, les examens d’imagerie et les contre-indications éventuelles.
Pas totalement. Le patient participe à la décision, mais la technique dépend surtout des critères médicaux, anatomiques et du greffon disponible.
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