La greffe de rein peut être réalisée par chirurgie ouverte, par coelioscopie ou, dans certains centres, par assistance robotique. Le choix dépend surtout de votre anatomie, de vos antécédents chirurgicaux, de l’expérience de l’équipe et du type de donneur, avec l’objectif de sécuriser l’intervention et la récupération.
La greffe rénale consiste à implanter un rein sain, le plus souvent dans la fosse iliaque, pour remplacer la fonction des reins insuffisants. Il existe plusieurs techniques opératoires, mais le principe reste le même : connecter l’artère, la veine et l’uretère du greffon afin qu’il soit vascularisé et puisse produire de l’urine.
La technique choisie n’est pas identique pour tous les patients. Elle dépend de plusieurs facteurs : votre morphologie, la présence de cicatrices abdominales, d’éventuelles interventions antérieures, votre état de santé général, la nature du donneur et l’organisation du centre de transplantation.

La chirurgie ouverte est la méthode la plus classique pour la transplantation rénale. Le chirurgien réalise une incision dans le bas de l’abdomen pour accéder aux vaisseaux receveurs et positionner le rein greffé. Cette approche offre une exposition directe et large, ce qui peut être utile dans des situations anatomiques complexes.
La chirurgie ouverte reste une option importante lorsqu’une approche mini-invasive n’est pas adaptée ou lorsqu’une sécurité opératoire maximale est recherchée.
La coelioscopie utilise de petites incisions à travers lesquelles le chirurgien introduit une caméra et des instruments fins. Dans la greffe de rein, cette technique peut être utilisée pour certaines étapes du geste opératoire, selon les protocoles du centre et la situation clinique.
Dans de nombreux programmes, la coelioscopie est surtout employée pour le prélèvement du rein chez le donneur vivant, tandis que l’implantation chez le receveur peut rester réalisée par chirurgie ouverte. Dans certains cas sélectionnés, des stratégies mini-invasives peuvent aussi être proposées pour l’implantation.
La coelioscopie ne signifie pas automatiquement une chirurgie plus simple. Au contraire, elle exige une grande précision technique et un choix rigoureux des patients.
La robot-assistance est une évolution de la chirurgie mini-invasive. Le chirurgien contrôle des bras robotisés depuis une console, ce qui améliore la vision en trois dimensions et la finesse des mouvements. Comme pour la coelioscopie, des petites incisions sont utilisées.
En transplantation rénale, la robot-assistance peut être envisagée dans des centres spécialisés pour certaines situations, en particulier lorsqu’une approche mini-invasive est souhaitée mais qu’une grande précision de dissection et de suture est nécessaire.
La chirurgie robot-assistée n’est pas « meilleure » dans l’absolu : elle est surtout pertinente dans des indications bien sélectionnées, selon l’expertise locale.
Le choix entre chirurgie ouverte, coelioscopie et robot-assistance repose sur une discussion individualisée entre chirurgien, néphrologue et équipe de transplantation. Les critères les plus importants sont :
Dans certains cas, la technique prévue peut être modifiée pendant l’intervention si les constatations chirurgicales l’exigent.
Avant la greffe, vous bénéficiez d’un bilan complet pour vérifier votre compatibilité avec le greffon et préparer l’intervention. L’équipe vous explique la technique retenue, l’anesthésie, les traitements immunosuppresseurs et la surveillance postopératoire.
Après l’opération, la surveillance est rapprochée : fonction du rein greffé, qualité des urines, pression artérielle, douleur, cicatrisation et signes de rejet ou d’infection. La durée d’hospitalisation et le rythme de récupération varient selon votre état de départ et la technique utilisée.

La greffe de rein peut être réalisée par chirurgie ouverte, coelioscopie ou robot-assistance. Il n’existe pas de technique universellement préférable : le meilleur choix est celui qui correspond à votre situation médicale et à l’expertise de l’équipe. L’objectif reste le même dans tous les cas : implanter le greffon dans les meilleures conditions de sécurité et de suivi.
La chirurgie ouverte reste très utilisée, car elle est bien maîtrisée et adaptée à de nombreuses situations. Les approches mini-invasives sont proposées dans des cas sélectionnés et dans des centres expérimentés.
Non. Elle dépend de votre anatomie, de vos antécédents opératoires et de l’organisation du centre. Dans certains programmes, elle sert surtout au prélèvement chez le donneur vivant.
Pas forcément. Elle peut faciliter certains gestes précis, mais elle n’est pas adaptée à tous les patients. Le niveau de sécurité dépend surtout de la sélection des cas et de l’expérience de l’équipe.
Non, les traitements immunosuppresseurs restent nécessaires après la greffe, quelle que soit la technique. Leur schéma est adapté par l’équipe de transplantation selon votre situation.
Le choix se fait avec l’équipe médicale. Vos préférences comptent, mais la décision finale repose sur la sécurité, l’anatomie et l’expertise du centre.
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