La sleeve gastrique peut être proposée aux personnes présentant une obésité sévère ou associée à des complications de santé, après une évaluation spécialisée complète. Elle favorise une perte de poids importante, mais ses résultats dépendent aussi des habitudes alimentaires, de l’activité physique et du suivi à long terme.
La sleeve gastrique, aussi appelée gastrectomie longitudinale, est une intervention de chirurgie bariatrique ou chirurgie de l’obésité. Elle consiste à retirer une grande partie de l’estomac afin de lui donner la forme d’un tube étroit. L’estomac restant peut alors contenir des quantités plus petites d’aliments.
Cette opération agit principalement par restriction : la satiété survient plus rapidement et les portions consommées diminuent. Elle peut également modifier certaines hormones impliquées dans l’appétit et la régulation du métabolisme. La sleeve ne modifie pas le trajet de l’intestin et n’entraîne donc pas de dérivation intestinale, contrairement au bypass gastrique.
Il s’agit d’une chirurgie irréversible. La décision ne doit pas reposer uniquement sur le poids : elle s’inscrit dans un projet de soins individualisé, encadré par une équipe pluridisciplinaire et fondé sur une information claire des bénéfices, limites et risques.

La sleeve gastrique peut être envisagée chez des adultes ayant une obésité pour laquelle les approches non chirurgicales, telles que l’accompagnement nutritionnel, l’activité physique adaptée, le soutien psychologique et les traitements médicaux lorsqu’ils sont appropriés, n’ont pas permis d’obtenir ou de maintenir une amélioration suffisante de la santé.
Dans de nombreux parcours de soins, la chirurgie bariatrique est discutée lorsque l’indice de masse corporelle (IMC) est égal ou supérieur à 40 kg/m². Elle peut aussi être proposée à partir d’un IMC de 35 kg/m² en présence de maladies associées à l’obésité susceptibles de s’améliorer avec la perte de poids, par exemple :
Dans certaines situations, une évaluation peut être proposée à des personnes ayant un IMC inférieur, notamment en cas de diabète de type 2 difficile à équilibrer. Les critères exacts varient selon les recommandations nationales, les antécédents médicaux et les pratiques du centre spécialisé.
L’indication ne dépend pas uniquement de l’IMC. L’équipe évalue l’histoire pondérale, les tentatives antérieures de prise en charge, les habitudes alimentaires, les maladies associées, les traitements en cours et la capacité à assurer un suivi durable. Une préparation est nécessaire pour comprendre les changements imposés par l’opération et mettre en place des repères réalistes.
Le bilan préopératoire comprend habituellement une consultation chirurgicale, une évaluation nutritionnelle, psychologique ou psychiatrique selon les besoins, ainsi que des examens biologiques. D’autres avis peuvent être demandés, notamment en cardiologie, pneumologie, endocrinologie ou gastroentérologie. Une endoscopie digestive peut être indiquée pour examiner l’estomac avant l’intervention.
La sleeve n’est pas adaptée à toutes les situations. Certains troubles du comportement alimentaire non stabilisés, une dépendance active, une maladie psychiatrique non prise en charge, l’impossibilité d’assurer le suivi ou une contre-indication anesthésique peuvent conduire à différer ou à éviter l’intervention. Une grossesse ne doit pas être débutée pendant la période de perte de poids rapide ; un projet de grossesse doit donc être discuté avant la chirurgie.
Les personnes souffrant de reflux gastro-œsophagien important doivent faire l’objet d’une évaluation attentive. La sleeve peut provoquer ou aggraver des brûlures d’estomac chez certains patients. Selon les résultats du bilan, une autre technique, notamment le bypass gastrique, peut parfois être plus appropriée.
La sleeve est généralement réalisée sous anesthésie générale, le plus souvent par cœlioscopie, à travers de petites incisions abdominales. La durée d’hospitalisation et le délai de reprise des activités varient selon l’état de santé initial, le déroulement de l’opération et les protocoles du centre.
Après l’intervention, l’alimentation est reprise progressivement selon un plan précis : liquides, textures mixées, puis aliments tendres et solides en petites quantités. Manger lentement, bien mastiquer, respecter les signaux de satiété et boire entre les repas sont des habitudes essentielles. Les consignes varient d’une équipe à l’autre et doivent être suivies attentivement.

La sleeve peut entraîner une perte de poids importante et améliorer la qualité de vie, la mobilité et certaines maladies associées à l’obésité. L’ampleur de la perte pondérale n’est toutefois pas identique pour tous. Elle dépend notamment du poids de départ, de l’âge, des maladies associées, des habitudes alimentaires, de l’activité physique, du sommeil et de la régularité du suivi.
La perte de poids est généralement plus rapide au cours des premiers mois, puis elle ralentit. L’objectif médical ne se limite pas à un chiffre sur la balance : il comprend aussi l’amélioration de la santé métabolique, la réduction des symptômes, le maintien de l’autonomie et la prévention des complications liées à l’obésité.
Une amélioration du diabète de type 2, de l’hypertension, des apnées du sommeil ou des douleurs articulaires est possible. Cependant, elle n’est jamais garantie. Certains traitements peuvent être ajustés par le médecin, mais ils ne doivent pas être arrêtés sans avis médical. Une reprise de poids peut survenir, notamment si les règles alimentaires ne sont plus suivies, en cas de grignotage fréquent, de boissons caloriques ou d’absence de suivi.
Comme toute chirurgie, la sleeve comporte des risques précoces tels que saignement, infection, thrombose, embolie pulmonaire ou fuite au niveau de la ligne d’agrafes. Ces complications restent à discuter de façon personnalisée avec le chirurgien et l’anesthésiste. Des douleurs, nausées ou difficultés à s’alimenter temporairement peuvent également survenir pendant la convalescence.
À plus long terme, le reflux, les vomissements liés à des repas trop rapides ou trop abondants, la déshydratation et des carences nutritionnelles sont possibles. Même sans dérivation intestinale, des analyses sanguines régulières et des compléments en vitamines et minéraux peuvent être nécessaires. Le suivi permet aussi de dépister une reprise de poids, des difficultés psychologiques ou des troubles du comportement alimentaire.
La sleeve gastrique est un outil thérapeutique puissant, mais elle ne remplace pas l’accompagnement de long terme. Une discussion avec une équipe spécialisée aide à choisir la stratégie la plus sûre et la plus adaptée à votre situation, qu’elle comporte ou non une intervention chirurgicale.
Non. La sleeve consiste à retirer une partie de l’estomac ; elle est donc considérée comme irréversible. Il est important d’en discuter avec l’équipe spécialisée avant de prendre une décision.
La sleeve réduit le volume de l’estomac sans modifier le trajet intestinal. Le bypass réduit aussi la capacité de l’estomac, mais crée une dérivation d’une partie de l’intestin. Le choix dépend notamment de l’état de santé, du reflux et des habitudes alimentaires.
Oui. Une reprise de poids est possible après la phase initiale de perte. Le suivi nutritionnel, l’activité physique, le soutien psychologique si nécessaire et le traitement des comportements alimentaires à risque contribuent à limiter ce risque.
Des compléments peuvent être prescrits selon votre alimentation et vos résultats biologiques. Le médecin ou le diététicien adapte la supplémentation et organise des bilans réguliers afin de prévenir ou corriger les carences.
Treatments are delivered at our JCI-accredited hospitals — Acıbadem International