Certains signes d’alopécie doivent faire consulter rapidement, comme une chute brutale, des plaques sans cheveux, des démangeaisons, des douleurs ou une atteinte des sourcils. En dermatologie, l’examen du cuir chevelu, la trichoscopie et parfois des analyses sanguines ou une biopsie aident à rechercher la cause.
Perdre quelques cheveux chaque jour est habituel. En revanche, certains signes d’alopécie doivent alerter, car ils peuvent traduire une maladie du cuir chevelu, un trouble hormonal, une carence, un effet indésirable médicamenteux ou une affection auto-immune. L’objectif est de consulter suffisamment tôt pour identifier la cause avant que la perte ne s’installe ou ne s’étende.
Il est particulièrement important de demander un avis dermatologique si la chute de cheveux est nouvelle, rapide, inhabituelle ou associée à d’autres symptômes. Une alopécie n’est pas un diagnostic en soi : c’est un symptôme qui nécessite d’être expliqué.

Une augmentation nette de la quantité de cheveux perdus au brossage, au shampoing ou sur l’oreiller mérite d’être évaluée. Une chute diffuse et rapide peut évoquer un effluvium télogène, souvent déclenché par un stress physique ou psychologique, une fièvre, un accouchement, une chirurgie, un régime restrictif ou certains médicaments.
L’apparition de zones arrondies ou irrégulières complètement dégarnies doit faire penser à une pelade, à une teigne du cuir chevelu ou à une autre cause localisée. Si la peau est rouge, squameuse ou douloureuse, une origine inflammatoire ou infectieuse est plus probable.
La présence de prurit, de picotements, de brûlures ou de douleur n’est pas habituelle dans une chute de cheveux simple. Ces symptômes peuvent orienter vers une dermite séborrhéique, un psoriasis, une infection fongique, une alopécie cicatricielle ou une inflammation du cuir chevelu.
Lorsque le cuir chevelu paraît lisse, brillant, aminci ou dépourvu d’orifices folliculaires visibles, on suspecte une alopécie cicatricielle. Dans ce cas, les follicules sont parfois détruits, ce qui justifie une prise en charge rapide.
La perte des sourcils, des cils, de la barbe ou des poils du corps peut orienter vers certaines maladies inflammatoires ou auto-immunes. Ce signe est à mentionner au dermatologue, car il aide à préciser le diagnostic.
Cheveux plus fins, cassants, ternes, avec raréfaction progressive de la raie centrale ou des tempes : ces éléments peuvent évoquer une alopécie androgénétique, mais aussi une carence en fer, un trouble thyroïdien ou une traction répétée sur les cheveux.
Le dermatologue commence généralement par un interrogatoire détaillé : depuis quand la chute a commencé, comment elle évolue, quels médicaments sont pris, antécédents personnels et familiaux, événements récents, habitudes capillaires et symptômes associés. L’examen clinique est ensuite essentiel.
Le médecin observe la répartition de la chute, la présence de rougeur, de squames, de croûtes, de cassures, de zones lisses ou de cicatrices. Il peut réaliser un pull test pour apprécier l’activité de la chute et examiner l’état général des cheveux, des sourcils et des ongles.
La trichoscopie est un examen réalisé avec une loupe ou un dermatoscope. Elle permet d’observer de près le cuir chevelu et les tiges pilleuses. Elle aide à distinguer, par exemple, une alopécie androgénétique, une pelade, une teigne, une trichotillomanie ou une alopécie cicatricielle. C’est un examen très utile, non douloureux et souvent demandé en première intention.
Selon le contexte, le dermatologue peut demander un bilan biologique pour rechercher une cause générale ou un facteur aggravant. Les examens fréquemment envisagés comprennent :
Ces analyses ne sont pas systématiques pour tout le monde. Elles sont adaptées aux symptômes, à l’examen clinique et au profil du patient.
Si une infection fongique, bactérienne ou une dermite particulière est suspectée, le dermatologue peut demander un prélèvement mycologique, une culture ou d’autres analyses sur les squames ou les cheveux. Cela est important lorsqu’il existe des plaques inflammatoires, des squames épaisses ou des cheveux cassés.
En cas de doute sur une alopécie cicatricielle ou lorsque les autres examens ne suffisent pas, une biopsie peut être proposée. Ce petit prélèvement sous anesthésie locale aide à analyser le follicule pileux au microscope. Il peut orienter vers une cause inflammatoire, auto-immune ou cicatricielle et guider le traitement.
Avant de voir le dermatologue, il est utile de noter la date de début de la chute, les événements marquants des derniers mois, les médicaments pris, les changements alimentaires, les variations de poids, les cycles menstruels s’ils sont pertinents, ainsi que les produits capillaires utilisés. Des photos prises à différents moments peuvent aussi aider à objectiver l’évolution.
Il est conseillé de venir avec la liste de ses traitements, compléments alimentaires et antécédents médicaux. Si la chute concerne aussi les sourcils, les cils ou la barbe, il faut le préciser.

Une consultation rapide est recommandée en cas de chute très rapide, de plaques inflammatoires, de douleur importante, de suintement, de croûtes, de fièvre associée, d’atteinte des ongles, ou si l’alopécie s’accompagne d’autres symptômes généraux. Plus le diagnostic est posé tôt, plus la prise en charge peut être ciblée.
Les signes d’alopécie qui doivent alerter sont une chute brutale, des plaques dégarnies, des démangeaisons, des douleurs, des signes de cicatrice et une atteinte d’autres poils. En dermatologie, l’examen clinique, la trichoscopie, les analyses sanguines ciblées, les prélèvements et parfois la biopsie permettent de rechercher la cause et d’orienter le traitement.
Non. Une chute de cheveux peut être temporaire, liée à un stress, une maladie, une carence ou un médicament. L’alopécie désigne une perte de cheveux qui mérite d’être expliquée si elle persiste, s’étend ou s’accompagne d’autres signes.
Non, la trichoscopie est un examen non invasif et indolore. Elle consiste à observer le cuir chevelu et les cheveux à l’aide d’un appareil grossissant pour mieux orienter le diagnostic.
Pas systématiquement. Le dermatologue la demande surtout si la chute est diffuse, récente, importante ou associée à des signes évoquant une carence, un trouble thyroïdien ou une autre cause générale.
Elle est surtout utile en cas de suspicion d’alopécie cicatricielle ou lorsque le diagnostic reste incertain après l’examen clinique et la trichoscopie.
Oui. Une consultation peut être utile dès les premiers signes si la chute est inhabituelle, localisée, persistante ou associée à des démangeaisons, des plaques ou des douleurs.
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