La septorhinoplastie associe la correction d’une cloison nasale déviée à une modification de la structure externe du nez. Elle peut être envisagée en cas de gêne respiratoire et de souhait esthétique, après un bilan ORL et chirurgical complet.
La septorhinoplastie est une intervention chirurgicale qui traite simultanément la structure interne et la forme externe du nez. Elle associe généralement une septoplastie, destinée à corriger une déviation de la cloison nasale, et une rhinoplastie, qui modifie certains éléments du squelette nasal afin d’adapter la silhouette du nez au visage.
Le septum, ou cloison nasale, sépare les deux fosses nasales. Lorsqu’il est dévié, parfois depuis la naissance ou après un traumatisme, il peut réduire le passage de l’air d’un côté ou des deux côtés. Toutefois, une obstruction nasale n’est pas toujours liée uniquement à la cloison : une hypertrophie des cornets, une inflammation allergique, une atteinte des valves nasales ou une maladie des sinus peuvent aussi intervenir. Le bilan préopératoire vise donc à identifier précisément les causes de la gêne.
Sur le plan esthétique, la chirurgie peut concerner une bosse, une largeur importante, une pointe tombante ou asymétrique, une déviation visible, ou les séquelles d’un accident. L’objectif n’est pas de créer un nez standardisé, mais de rechercher un résultat cohérent avec les traits du visage, la qualité de la peau et les possibilités anatomiques, tout en préservant ou en améliorant la fonction respiratoire lorsque cela est indiqué.

Une consultation peut être proposée lorsqu’une gêne respiratoire nasale persiste malgré une prise en charge médicale adaptée, notamment en cas de déviation septale documentée. La septorhinoplastie peut également être discutée si la forme externe du nez contribue à une fragilité des voies aériennes, par exemple au niveau des valves nasales.
Une sensation de nez bouché peut aussi être aggravée par des allergies, l’usage excessif de sprays décongestionnants, des polypes ou une infection. Une opération ne remplace pas le traitement de ces causes lorsqu’elles sont présentes. Le chirurgien ORL ou le chirurgien plasticien spécialisé apprécie donc les indications au cas par cas.
La première étape est un échange détaillé sur les symptômes, les antécédents médicaux et chirurgicaux, les traumatismes, les allergies, les traitements et les attentes concernant l’apparence du nez. Le médecin examine la peau, la charpente osseuse et cartilagineuse, la cloison, les cornets et la qualité du passage de l’air. Une endoscopie nasale peut être réalisée. Selon le contexte, des photographies médicales standardisées, une imagerie ou des examens fonctionnels peuvent être utiles.
Des simulations photographiques peuvent parfois faciliter la discussion, mais elles restent des outils de communication et ne constituent pas une promesse de résultat. Il est important d’exprimer ce qui gêne au quotidien et de comprendre les limites liées à l’anatomie, à la cicatrisation et à l’épaisseur de la peau. Un délai de réflexion est habituellement nécessaire avant une chirurgie à visée esthétique.
Une consultation d’anesthésie est requise avant l’intervention. L’équipe donne des consignes personnalisées concernant le jeûne, les médicaments et le tabac. Certains traitements pouvant augmenter le risque de saignement ne doivent être modifiés ou interrompus qu’avec l’accord du médecin qui les prescrit. L’arrêt du tabac et de la nicotine est fortement encouragé, car ils peuvent altérer la cicatrisation.
L’intervention est le plus souvent réalisée sous anesthésie générale. Sa durée varie selon les gestes nécessaires et selon qu’il s’agit d’une première opération ou d’une chirurgie de reprise. Le chirurgien peut utiliser une voie fermée, avec des incisions à l’intérieur des narines, ou une voie ouverte, qui ajoute une petite incision au niveau de la columelle, la zone située entre les narines.
La correction fonctionnelle peut inclure le redressement ou le remodelage de la cloison, la réduction ciblée des cornets lorsqu’elle est indiquée, et le renforcement des zones de valve nasale. La partie esthétique peut comporter un travail sur le dos du nez, les os, les cartilages de la pointe ou les narines. Des greffons de cartilage, souvent prélevés sur la cloison lorsqu’elle offre un matériel suffisant, peuvent être employés pour soutenir la structure. Dans certains cas, d’autres sites donneurs sont discutés.
À la fin de l’opération, une attelle externe est fréquemment placée. Des plaques souples internes ou des mèches peuvent parfois être utilisées, selon la technique et les besoins. Une sortie le jour même ou une courte hospitalisation sont possibles selon l’organisation de l’établissement, l’état de santé et les consignes du chirurgien.
Les premiers jours, une obstruction nasale, un gonflement, des ecchymoses autour des yeux et un inconfort modéré sont fréquents. La respiration par le nez peut être temporairement moins bonne en raison de l’œdème, des croûtes ou des dispositifs internes. Des lavages au sérum physiologique et des soins locaux sont habituellement recommandés selon le protocole de l’équipe.
L’attelle est souvent retirée au cours de la première ou de la deuxième semaine, selon la technique. La reprise des activités quotidiennes dépend de l’évolution individuelle et du type d’activité. Les efforts intenses, les sports de contact, le port de lunettes sur l’arête nasale et l’exposition solaire doivent être évités pendant la période indiquée par le chirurgien. Le gonflement diminue progressivement, mais la forme définitive, surtout au niveau de la pointe, peut nécessiter plusieurs mois pour se stabiliser.

Comme toute intervention, la septorhinoplastie comporte des risques : saignement, infection, douleur, troubles transitoires de la sensibilité, cicatrice visible, asymétrie, persistance ou récidive d’une obstruction, modification de l’odorat, perforation de la cloison, irrégularités de contour ou besoin éventuel d’une retouche. Les complications graves sont rares, mais doivent être expliquées avant l’opération. Les résultats fonctionnels et esthétiques ne peuvent pas être garantis.
Après le retour à domicile, il faut contacter rapidement l’équipe soignante en cas de saignement abondant ou persistant, fièvre, douleur qui augmente malgré le traitement, écoulement malodorant, trouble visuel, gonflement soudain important ou difficulté respiratoire inhabituelle. Le respect des rendez-vous de suivi aide à surveiller la cicatrisation et à répondre aux questions.
Une septorhinoplastie réussie repose sur une indication bien posée, des attentes réalistes, une communication claire avec l’équipe chirurgicale et un suivi attentif pendant la récupération.
Elle peut améliorer le passage de l’air lorsqu’une anomalie structurelle, comme une déviation de cloison ou une fragilité des valves nasales, participe à l’obstruction. Le résultat dépend toutefois des causes associées, de l’anatomie et de la cicatrisation. Un bilan ORL est essentiel.
La septoplastie corrige principalement la cloison nasale pour améliorer la fonction respiratoire. La septorhinoplastie traite la cloison et la structure externe du nez dans la même intervention, avec un objectif fonctionnel et éventuellement esthétique.
En technique fermée, les incisions sont habituellement situées à l’intérieur des narines. En technique ouverte, une petite incision est réalisée sur la columelle. Elle cicatrise généralement de façon discrète, mais son évolution varie selon chaque personne.
Les ecchymoses et une partie du gonflement s’améliorent habituellement au cours des premières semaines. Toutefois, le nez continue à dégonfler et à se remodeler pendant plusieurs mois, notamment au niveau de la pointe.
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