Une transplantation rénale expose notamment au rejet, aux infections et aux effets indésirables des médicaments immunosuppresseurs. L’équipe de transplantation les surveille par des prises de sang, analyses d’urine, consultations régulières, imagerie et parfois une biopsie du greffon.
La transplantation rénale peut améliorer la qualité de vie et remplacer la fonction des reins chez certaines personnes atteintes d’insuffisance rénale terminale. Comme toute intervention majeure et tout traitement au long cours, elle comporte toutefois des risques. Ils ne signifient pas qu’une complication surviendra, mais justifient un suivi médical étroit et durable.
Après la greffe, l’objectif est double : vérifier que le rein transplanté fonctionne correctement et protéger la santé globale du patient. Le suivi associe l’équipe de transplantation, le néphrologue, le médecin traitant et, selon les besoins, d’autres spécialistes. La régularité des rendez-vous et la prise exacte des médicaments participent directement à la sécurité de la greffe.

Dans les jours ou les semaines suivant l’opération, des complications liées à la chirurgie peuvent apparaître. Elles incluent notamment un saignement, un hématome, une thrombose ou un rétrécissement d’un vaisseau sanguin du greffon, ainsi qu’une fuite ou une obstruction au niveau des voies urinaires. Le rein transplanté peut également mettre un certain temps à fonctionner, surtout lorsqu’il provient d’un donneur décédé ; une dialyse temporaire peut alors être nécessaire.
L’équipe surveille la douleur, la tension artérielle, le volume des urines, le poids et les résultats biologiques. Une échographie Doppler peut évaluer l’aspect du greffon, l’écoulement des urines et sa circulation sanguine. Selon la situation, une intervention radiologique, urologique ou chirurgicale peut être proposée.
Comme après toute chirurgie, une infection de la plaie, des voies urinaires ou des poumons peut survenir. Le risque est plus important car les médicaments antirejet diminuent les défenses immunitaires. À l’hôpital, des mesures de prévention sont mises en place : soins de plaie, dépistages, traitements préventifs ciblés lorsque cela est indiqué et éducation du patient avant sa sortie.
Le système immunitaire reconnaît habituellement les éléments étrangers et peut attaquer le rein transplanté : c’est le rejet. Il peut être aigu, survenant surtout dans les premiers mois, ou chronique, avec une atteinte progressive du greffon au fil du temps. Le rejet n’est pas toujours ressenti par le patient ; il est donc souvent détecté par les examens de suivi avant l’apparition de symptômes.
Les signes possibles comprennent une diminution des urines, un gonflement, une hausse de la tension artérielle, une douleur ou une sensibilité près du greffon, de la fièvre, une fatigue inhabituelle ou une prise de poids rapide. Ces manifestations ne sont pas spécifiques et doivent être signalées sans attendre à l’équipe soignante. Il ne faut jamais modifier ou arrêter seul un traitement immunosuppresseur.
La créatinine sanguine, les protéines dans les urines et d’autres paramètres permettent d’apprécier la fonction rénale. En cas d’anomalie inexpliquée, une échographie et parfois une biopsie rénale peuvent être nécessaires. Lors d’une biopsie, un petit prélèvement du greffon est analysé au microscope afin de distinguer un rejet d’autres causes de dysfonctionnement, telles qu’une infection, une obstruction urinaire ou la toxicité d’un médicament.
Les traitements immunosuppresseurs sont indispensables pour réduire le risque de rejet, mais ils augmentent la susceptibilité aux infections. Certaines sont fréquentes dans la population générale, comme les infections urinaires ou respiratoires. D’autres sont liées à la réactivation de virus présents dans l’organisme ou transmis par le donneur, notamment certains virus surveillés par des analyses sanguines ou urinaires.
La prévention repose sur la vaccination planifiée avant et après la transplantation selon les recommandations de l’équipe, l’hygiène des mains, la sécurité alimentaire et l’évitement des contacts rapprochés avec une personne présentant une infection contagieuse. Les vaccins vivants sont généralement contre-indiqués sous immunosuppression : demandez toujours conseil avant toute vaccination. Une fièvre, des frissons, une toux persistante, des brûlures urinaires, une diarrhée importante ou un essoufflement nécessitent un avis médical rapide.
Le traitement associe souvent plusieurs immunosuppresseurs. Le choix et les doses sont individualisés, car il faut équilibrer prévention du rejet et effets indésirables. Certains médicaments peuvent affecter la fonction rénale, augmenter la tension artérielle, le taux de sucre ou de lipides sanguins, fragiliser les os, favoriser une prise de poids ou provoquer des tremblements et des troubles digestifs. D’autres peuvent modifier la numération sanguine ou augmenter la sensibilité au soleil.
Des interactions sont possibles avec des médicaments courants, plantes médicinales et compléments alimentaires. Le pamplemousse peut notamment interagir avec certains traitements. Avant de prendre un nouveau médicament, y compris en vente libre, il est important de consulter le pharmacien ou l’équipe de transplantation. Les dosages sanguins de certains immunosuppresseurs aident à ajuster précisément le traitement.
Après une greffe, l’hypertension artérielle, le diabète, l’excès de cholestérol et le tabagisme peuvent accroître le risque cardiovasculaire. Les consultations incluent donc le contrôle de la pression artérielle, du poids, de la glycémie et du bilan lipidique. Une alimentation adaptée, l’activité physique autorisée par l’équipe et l’arrêt du tabac contribuent à réduire ce risque.
L’immunosuppression augmente aussi le risque de certains cancers, en particulier cutanés. Une protection solaire rigoureuse, l’auto-examen de la peau et un suivi dermatologique sont importants. Les dépistages recommandés selon l’âge, le sexe et les antécédents doivent être maintenus. Signalez toute lésion cutanée nouvelle, qui saigne, change d’aspect ou ne cicatrise pas.

Le rythme des contrôles est très rapproché au début, puis s’espace progressivement si l’état est stable. Il varie selon le protocole du centre, la fonction du greffon, les traitements et les antécédents. Les rendez-vous peuvent comprendre un examen clinique, des analyses de sang et d’urine, une mesure de la pression artérielle, la vérification des médicaments et des conseils personnalisés.
Contactez sans délai le centre de transplantation ou le service d’urgence indiqué par votre équipe en cas de fièvre, baisse importante des urines, douleur nouvelle au niveau du greffon, vomissements empêchant la prise des médicaments, essoufflement, gonflement rapide, sang dans les urines ou malaise important. Gardez toujours les coordonnées du centre et une liste actualisée de vos traitements. Une évaluation précoce permet d’identifier la cause des symptômes et de proposer une prise en charge adaptée.
Le rejet peut ne provoquer aucun symptôme au début et être repéré sur une prise de sang. Une baisse des urines, de la fièvre, une douleur près du greffon, un gonflement ou une hausse de la tension artérielle doivent être signalés rapidement.
Les contrôles sont très fréquents dans les premières semaines, puis leur rythme diminue progressivement lorsque la situation est stable. Le calendrier exact est déterminé par le centre de transplantation selon votre état de santé et vos résultats.
Non. Les médicaments immunosuppresseurs doivent être pris chaque jour selon l’ordonnance, même en l’absence de symptômes. Un arrêt ou une modification sans avis médical peut favoriser un rejet du greffon.
Une biopsie peut être proposée si la fonction du greffon se dégrade ou si les analyses sont anormales. Elle aide à identifier précisément un rejet, une infection, une toxicité médicamenteuse ou une autre cause afin d’adapter le traitement.
Treatments are delivered at our JCI-accredited hospitals — Acıbadem International