Une transplantation de moelle osseuse peut entraîner des effets secondaires précoces et des complications plus tardives, surtout parce que le traitement affaiblit temporairement le système immunitaire et la moelle. Les risques varient selon le type de greffe, l’état de santé et les traitements associés, avec en particulier des infections, des saignements, une mucite et une réaction du greffon contre l’hôte après une greffe allogénique.
La transplantation de moelle osseuse, aussi appelée greffe de cellules souches hématopoïétiques, est un traitement important pour certaines maladies du sang. Comme il s’agit d’un traitement lourd, elle comporte des effets secondaires et des risques qui doivent être bien compris avant la procédure.
Ces risques dépendent notamment du type de greffe, de l’intensité de la chimiothérapie ou de la radiothérapie préparatoire, de l’âge, de l’état général et de la maladie traitée. Certaines complications surviennent surtout dans les premières semaines, tandis que d’autres peuvent apparaître plus tard et nécessiter un suivi prolongé.
Avant la greffe, un traitement de conditionnement est souvent administré pour détruire la moelle malade, réduire le risque de rejet et permettre l’implantation des nouvelles cellules. Cette étape fragilise temporairement l’organisme. La production de globules rouges, de globules blancs et de plaquettes baisse alors fortement, ce qui expose à plusieurs complications.
Dans une greffe allogénique, c’est-à-dire lorsque les cellules proviennent d’un donneur, il existe en plus un risque immunologique spécifique : le greffon peut reconnaître les tissus du receveur comme étrangers et provoquer une réaction appelée maladie du greffon contre l’hôte.

La diminution des globules blancs rend l’organisme plus vulnérable aux infections bactériennes, virales et fongiques. Ce risque est particulièrement élevé pendant la période où les défenses immunitaires sont très basses. Des mesures de prévention sont souvent mises en place, mais une fièvre ou un signe infectieux doit être évalué rapidement.
La baisse des plaquettes augmente le risque de saignement, notamment au niveau des gencives, du nez ou de la peau. La baisse des globules rouges peut provoquer une anémie, avec fatigue, essoufflement et pâleur. Des transfusions peuvent parfois être nécessaires pendant la phase de récupération.
La mucite correspond à une inflammation douloureuse de la bouche et du tube digestif. Elle peut rendre l’alimentation difficile et entraîner une douleur importante. D’autres effets digestifs sont fréquents : nausées, vomissements, diarrhée, perte d’appétit et modifications du goût. Une bonne hydratation et des soins de support sont souvent nécessaires.
La fatigue est très fréquente après une transplantation de moelle osseuse. Elle résulte à la fois de l’anémie, du traitement, du stress physique et de la récupération progressive de l’organisme. Elle peut durer plusieurs semaines ou mois.
Certains traitements de conditionnement peuvent affecter le foie, les reins, les poumons ou le cœur. Le risque varie selon les médicaments utilisés et les antécédents médicaux. Le suivi biologique et clinique permet de repérer ces complications le plus tôt possible.
La maladie du greffon contre l’hôte, ou GVH, est l’une des complications les plus connues des greffes allogéniques. Elle peut être aiguë ou chronique. Elle touche souvent la peau, le foie et le tube digestif, avec des signes comme éruption cutanée, jaunisse, diarrhée ou douleurs abdominales. Son traitement repose généralement sur des médicaments immunosuppresseurs.
Parfois, les cellules transplantées ne s’installent pas correctement dans la moelle. On parle alors d’échec de prise de greffe. Ce risque est pris en compte par l’équipe médicale avant la procédure et pendant le suivi rapproché.
Les médicaments utilisés pour prévenir la GVH ou contrôler le système immunitaire peuvent aussi avoir des effets indésirables, comme une sensibilité accrue aux infections, des troubles rénaux, des tremblements, une tension artérielle élevée ou des anomalies biologiques. La surveillance est donc indispensable.
Après la greffe, le système immunitaire met du temps à se reconstruire. Pendant cette période, le patient peut rester exposé à certaines infections et avoir besoin de vaccins spécifiques selon un calendrier adapté.
La chimiothérapie et la radiothérapie peuvent altérer la fertilité. Des troubles hormonaux peuvent aussi survenir. Avant la transplantation, il est important d’aborder les options de préservation de la fertilité si elles sont possibles et adaptées à la situation.
La récupération peut être longue. Certains patients ressentent une fatigue persistante, une diminution de la force musculaire ou une reprise lente des activités quotidiennes. La rééducation, l’activité physique progressive et l’accompagnement nutritionnel peuvent aider.
À plus long terme, certaines personnes développent des complications touchant le cœur, les poumons, le foie, les reins ou les os. Le risque dépend des traitements reçus et de l’histoire médicale. Un suivi régulier permet de rechercher ces effets tardifs.
Après une transplantation de moelle osseuse, certains symptômes nécessitent une prise de contact rapide avec l’équipe soignante :

L’équipe de transplantation met en place plusieurs mesures pour limiter les effets secondaires : surveillance étroite, prévention des infections, transfusions si besoin, traitements contre les nausées ou la douleur, soutien nutritionnel et suivi biologique régulier. Des consignes précises sont souvent données pour l’hygiène, l’alimentation, les visites et la prise de médicaments.
Le respect du suivi après la sortie de l’hôpital est essentiel. Il permet d’adapter les traitements, de dépister rapidement les complications et d’accompagner la récupération.
Les risques d’une transplantation de moelle osseuse sont réels, mais ils sont bien connus et anticipés par l’équipe médicale. La plupart des effets secondaires sont surveillés de près et pris en charge dès qu’ils apparaissent. Comprendre ces complications aide à mieux reconnaître les signes d’alerte et à participer activement au suivi.
En cas de doute après une greffe, il faut toujours contacter rapidement l’équipe référente, surtout en présence de fièvre, de saignement, de diarrhée importante ou de symptômes cutanés inhabituels.
Les plus fréquents sont la fatigue, les nausées, la mucite, la baisse des globules blancs, des globules rouges et des plaquettes, ainsi que le risque d’infection.
Non. Elle concerne surtout les greffes allogéniques, lorsque les cellules viennent d’un donneur. Elle ne touche pas les greffes autologues de la même manière.
La récupération varie beaucoup selon la maladie, le type de greffe et les complications éventuelles. Le rétablissement immunitaire et physique peut prendre plusieurs mois.
Oui, certains traitements de conditionnement peuvent altérer la fertilité. Il est important d’en parler avant la greffe pour discuter des options de préservation possibles.
En cas de fièvre, saignement, diarrhée importante, essoufflement, éruption cutanée, jaunisse ou douleur importante, il faut contacter rapidement l’équipe référente.
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