Une greffe de moelle osseuse peut entraîner des complications infectieuses, immunologiques et liées aux traitements intensifs utilisés avant la greffe. Les risques dépendent du type de greffe, de l’état de santé et de la compatibilité du donneur. Une surveillance étroite permet de repérer rapidement les problèmes et de les traiter.
La greffe de moelle osseuse, aussi appelée transplantation de cellules souches hématopoïétiques, est un traitement lourd utilisé dans certaines maladies du sang et du système immunitaire. Comme tout traitement intensif, elle comporte des risques et des complications possibles, avant, pendant et après l’intervention.
Ces risques ne sont pas identiques pour tous les patients. Ils varient selon le type de greffe, l’âge, la maladie traitée, l’état général, le degré de compatibilité avec le donneur et les traitements reçus avant la greffe.
Avant la greffe, le patient reçoit souvent un conditionnement par chimiothérapie, parfois associé à une radiothérapie. Ce traitement a pour but de détruire les cellules malades et de préparer la moelle à accueillir les nouvelles cellules. Il affaiblit toutefois les défenses de l’organisme et peut toucher plusieurs organes.
Après la greffe, le système immunitaire est fragile pendant un certain temps. Le corps doit aussi accepter les cellules greffées, ce qui expose à des complications immunologiques spécifiques.

Les infections sont parmi les complications les plus fréquentes et les plus surveillées. Après le conditionnement et pendant la période où les globules blancs sont bas, le risque d’infection bactérienne, virale ou fongique augmente.
Une hygiène rigoureuse, des traitements préventifs et une prise en charge rapide de la fièvre sont essentiels.
La greffe peut entraîner une chute importante des plaquettes, des globules rouges et des globules blancs. Cela augmente le risque de saignement, de fatigue marquée et d’infection.
Le conditionnement peut provoquer des effets secondaires sur plusieurs organes :
Ces effets sont surveillés par l’équipe médicale et pris en charge de façon ciblée.
Dans une greffe allogénique, c’est-à-dire lorsque les cellules viennent d’un donneur, le principal risque immunologique est la réaction du greffon contre l’hôte, souvent appelée GVH ou GVHD. Les cellules du donneur peuvent reconnaître les tissus du receveur comme étrangers et les attaquer.
Cette complication peut être aiguë ou chronique. Elle peut toucher la peau, le foie, le tube digestif et d’autres organes. Les signes possibles incluent :
Des traitements immunosuppresseurs sont souvent utilisés pour prévenir et traiter cette complication.
Parfois, les cellules greffées ne s’installent pas correctement dans la moelle osseuse. On parle d’échec de prise de greffe ou de retard de reconstitution hématologique. Cela peut exposer à une persistance de l’anémie, des infections et des saignements.
Cette situation nécessite une surveillance biologique rapprochée et, selon le contexte, des traitements complémentaires.
Après la phase initiale, d’autres risques peuvent apparaître au fil du temps. Certaines complications sont liées à la greffe elle-même, d’autres aux traitements immunosuppresseurs prolongés.
Le système immunitaire peut rester affaibli pendant plusieurs mois, voire plus longtemps. Certaines infections habituelles peuvent alors devenir plus sévères, et des infections dites opportunistes peuvent survenir.
Les traitements intensifs peuvent laisser des séquelles ou favoriser des complications tardives :
Chez certains patients, la maladie initiale peut réapparaître malgré la greffe. Le suivi régulier permet de repérer une rechute le plus tôt possible et d’adapter la prise en charge.
Le niveau de risque dépend de plusieurs facteurs, notamment :
Les greffes allogéniques exposent en général à davantage de risques immunologiques, tandis que les greffes autologues évitent la GVH mais restent associées aux effets du conditionnement.
La prévention repose sur un suivi spécialisé avant et après la greffe. L’équipe de transplantation met en place plusieurs mesures :
Le patient et ses proches reçoivent aussi des consignes précises pour reconnaître les signes d’alerte et consulter rapidement.

Après une greffe de moelle osseuse, certains symptômes doivent être signalés sans attendre :
Une prise en charge précoce améliore la sécurité du parcours de soins.
Les risques d’une greffe de moelle osseuse sont réels, mais ils sont connus, anticipés et étroitement surveillés par des équipes spécialisées. La nature et la gravité des complications varient selon chaque patient. Un suivi régulier, une prévention adaptée et une bonne communication avec l’équipe soignante sont essentiels pour traverser cette période en toute sécurité.
Les risques les plus fréquents sont les infections, la baisse des cellules sanguines, la mucite, les effets du conditionnement et, pour les greffes allogéniques, la réaction du greffon contre l’hôte.
Non. La GVH concerne surtout les greffes allogéniques et ne survient pas chez tous les patients. Les équipes médicales utilisent des traitements préventifs pour réduire ce risque.
Le risque est plus élevé au début, puis il diminue progressivement. Il peut toutefois persister plusieurs mois, surtout si le système immunitaire met du temps à se reconstituer ou si des immunosuppresseurs sont nécessaires.
Une fièvre, des frissons, un essoufflement, un saignement inhabituel, une diarrhée importante, une éruption cutanée ou une jaunisse doivent être signalés rapidement à l’équipe médicale.
On ne peut pas toutes les éviter, mais on peut en réduire le risque grâce à la prévention des infections, aux médicaments de protection, à la surveillance biologique et à un suivi spécialisé étroit.
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