La chirurgie de remplacement articulaire est généralement bien maîtrisée, mais elle comporte des risques comme l’infection, les caillots sanguins, la douleur persistante ou la raideur. Une préparation rigoureuse, un suivi attentif et le respect des consignes postopératoires aident à réduire ces complications.
Une chirurgie de remplacement articulaire, comme la pose d’une prothèse de hanche, de genou, d’épaule ou d’autres articulations, peut améliorer la mobilité et réduire la douleur. Comme toute intervention chirurgicale, elle comporte toutefois des risques et des complications possibles. Les connaître aide à mieux s’y préparer, à poser les bonnes questions à l’équipe soignante et à réagir rapidement en cas de symptôme inhabituel.
Le niveau de risque dépend de nombreux facteurs : l’âge, l’état de santé général, la présence de maladies chroniques, l’ampleur de l’intervention, les antécédents chirurgicaux et le respect des consignes avant et après l’opération.

L’infection peut survenir au niveau de la cicatrice ou plus profondément autour de la prothèse. Elle peut provoquer rougeur, chaleur, écoulement, fièvre ou douleur qui augmente au lieu de diminuer. Les infections profondes sont plus sérieuses et nécessitent une prise en charge rapide.
Après une chirurgie orthopédique, le risque de phlébite ou d’embolie pulmonaire doit être pris au sérieux. La prévention repose souvent sur la mobilisation précoce, le port de bas de contention, parfois un traitement anticoagulant, et une hydratation adaptée selon l’avis médical.
Il est normal d’avoir une douleur postopératoire, surtout dans les premiers jours. En revanche, une douleur qui persiste longtemps, s’aggrave ou s’accompagne de raideur importante peut révéler une inflammation, un problème de rééducation, un déséquilibre musculaire ou plus rarement un souci mécanique.
Dans certaines articulations, notamment la hanche, la prothèse peut se déplacer ou devenir instable. Cela peut survenir après un faux mouvement, une chute ou plus rarement à cause de la façon dont l’implant est positionné. Le respect des consignes de mouvements et de protection est essentiel.
Un saignement excessif ou la formation d’un hématome peuvent prolonger la récupération et augmenter le risque d’infection. Certaines personnes présentent un risque plus élevé, par exemple en cas de traitement anticoagulant ou de trouble de la coagulation.
Plus rarement, les nerfs ou les vaisseaux sanguins autour de l’articulation peuvent être irrités ou lésés. Cela peut entraîner un engourdissement, une faiblesse, une douleur inhabituelle ou des changements de coloration ou de température du membre.
Certains éléments peuvent rendre les complications plus probables ou plus difficiles à gérer. Il est important d’en parler avant l’intervention :
Ces facteurs ne contre-indiquent pas toujours la chirurgie, mais ils peuvent amener l’équipe médicale à adapter la préparation, l’anesthésie, la prévention des infections et le plan de rééducation.
La préparation préopératoire joue un rôle majeur. Elle comprend souvent une consultation d’anesthésie, un bilan de santé, une revue des médicaments et parfois des examens complémentaires. Le chirurgien peut aussi recommander d’arrêter de fumer, d’optimiser le contrôle du diabète, de traiter une infection existante ou d’ajuster certains traitements.
Il est utile de signaler sans attendre toute plaie, infection cutanée, toux persistante, fièvre, douleur thoracique ou essoufflement avant la chirurgie. Ces informations peuvent modifier la date de l’intervention ou les précautions à prendre.
Après la chirurgie, la prévention repose sur des gestes simples mais essentiels :
La kinésithérapie et l’éducation post-opératoire aident à récupérer la force, l’équilibre et la confiance dans l’articulation opérée.
Contactez rapidement votre chirurgien ou votre équipe médicale si vous présentez :
En cas d’essoufflement soudain, de douleur thoracique ou de malaise, il faut demander une aide urgente.

Connaître les complications possibles ne signifie pas que l’intervention est dangereuse pour tout le monde. Cela permet surtout de prendre une décision éclairée, de mieux se préparer et de reconnaître rapidement les situations qui nécessitent une évaluation médicale. Pour beaucoup de patients, les bénéfices potentiels d’un remplacement articulaire peuvent être importants lorsque l’indication est bien posée et que le suivi est sérieux.
Si vous envisagez une chirurgie de remplacement articulaire, demandez à votre chirurgien quels sont vos risques personnels, quelles précautions seront mises en place et quelles consignes suivre avant et après l’opération.
Les risques chirurgie articulaire les plus importants incluent l’infection, les caillots sanguins, le saignement, la raideur, la douleur persistante et, plus rarement, des problèmes mécaniques ou nerveux. Une bonne préparation, une rééducation adaptée et une surveillance attentive réduisent le risque de complications et facilitent la récupération.
Les principaux risques sont l’infection, les caillots sanguins, le saignement, la douleur persistante, la raideur et, plus rarement, la luxation ou un problème nerveux.
Le risque est surtout présent dans la période postopératoire précoce, mais la durée dépend de votre situation et des consignes données par l’équipe médicale.
Oui, une douleur postopératoire est fréquente au début. En revanche, une douleur qui s’aggrave, dure anormalement ou s’accompagne de fièvre doit être signalée.
Des signes comme rougeur, chaleur, écoulement, fièvre ou douleur croissante peuvent faire suspecter une infection et nécessitent une évaluation rapide.
Oui. Arrêter de fumer, contrôler les maladies chroniques, revoir les médicaments et suivre les consignes préopératoires peuvent aider à réduire certains risques.
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