Une greffe de moelle osseuse peut être proposée à certaines personnes atteintes de maladies du sang, de cancers hématologiques ou de troubles de la moelle osseuse quand d’autres traitements ne suffisent pas. L’éligibilité dépend surtout de la maladie, de l’état général, de l’âge biologique, des antécédents et de la présence ou non d’un donneur compatible.
La greffe de moelle osseuse, aussi appelée greffe de cellules souches hématopoïétiques, est un traitement spécialisé qui remplace une moelle osseuse malade ou détruite par un greffon capable de refaire des cellules sanguines saines. Elle n’est pas proposée à tout le monde : la décision repose sur un bilan très précis, réalisé par une équipe experte en hématologie et en transplantation.
La greffe de moelle osseuse est surtout envisagée lorsque la maladie touche la fabrication du sang ou de l’immunité. Elle peut faire partie du traitement de certaines leucémies, lymphomes, myélomes, aplasies médullaires, déficits immunitaires graves ou maladies héréditaires du sang. Elle peut aussi être discutée après l’échec d’autres traitements, ou lorsque la maladie présente un risque élevé de récidive.
Le type de greffe dépend de la situation : autogreffe, lorsque les cellules sont prélevées chez le patient lui-même, ou allogreffe, lorsqu’elles proviennent d’un donneur. L’allogreffe est en général plus exigeante sur le plan médical, car elle expose à des risques immunologiques plus importants.

Être candidat à une greffe ne dépend pas d’un seul critère. L’équipe médicale évalue plusieurs éléments ensemble :
Avant de décider, les médecins évaluent aussi les bénéfices attendus et les risques individuels. La greffe est proposée lorsqu’elle apporte une chance réelle d’amélioration ou de contrôle durable de la maladie, et que le profil de la personne permet d’envisager le traitement de façon acceptable.
Les personnes les plus susceptibles d’être orientées vers une greffe sont celles chez qui la maladie est sensible à ce traitement et qui peuvent supporter son intensité. Certaines situations favorisent l’indication, par exemple une maladie hématologique à haut risque, une rechute après traitement, ou une moelle osseuse qui ne produit plus suffisamment de cellules sanguines.
Chez l’enfant comme chez l’adulte, la décision est toujours individualisée. Il n’existe pas de profil unique : deux patients ayant la même maladie peuvent recevoir des recommandations différentes selon leurs antécédents, leurs traitements déjà reçus et leur état de santé global.
Il existe des contre-indications absolues ou relatives. Certaines empêchent temporairement la greffe, d’autres nécessitent une stabilisation avant d’aller plus loin.
Des facteurs comme le tabagisme, l’obésité sévère, certaines maladies auto-immunes ou des antécédents de toxicité importante sous traitement peuvent aussi compliquer la décision. Ils ne constituent pas toujours une contre-indication, mais ils obligent à réévaluer le rapport bénéfice-risque.
Le bilan pré-greffe comprend généralement des examens sanguins, une évaluation de la moelle osseuse, des examens cardiaques et pulmonaires, ainsi qu’un bilan infectieux et nutritionnel. Selon la situation, une recherche de donneur est effectuée dans la famille ou dans les registres internationaux.
La discussion porte aussi sur la disponibilité du patient pour un traitement long, avec hospitalisation, surveillance rapprochée et suivi régulier après la greffe. L’objectif est de s’assurer que le patient peut bénéficier du traitement dans les meilleures conditions de sécurité possibles.

La greffe de moelle osseuse est un traitement complexe qui ne se décide jamais de manière automatique. L’éligibilité dépend d’un équilibre entre le potentiel de bénéfice et les risques de complications, qui peuvent être importants. Seule une équipe spécialisée peut déterminer si la greffe est adaptée, à quel moment elle doit être réalisée et quel type de greffe est le plus approprié.
Si une greffe vous a été proposée, n’hésitez pas à demander des explications sur les bénéfices attendus, les risques, les alternatives possibles et les étapes de préparation. Un échange clair avec l’équipe soignante aide à prendre une décision éclairée.
Non. Elle est aussi utilisée dans certaines maladies non cancéreuses comme l’aplasie médullaire sévère, des déficits immunitaires ou quelques maladies héréditaires du sang.
Non. L’âge civil n’est pas le seul critère. Les médecins évaluent surtout l’état général, la fonction des organes et la capacité à supporter le traitement.
Une infection non contrôlée peut contre-indiquer temporairement la greffe. Elle doit souvent être traitée avant d’envisager la procédure.
Selon la situation, d’autres options peuvent être discutées, mais l’absence de donneur peut retarder ou modifier le projet de greffe.
Seule une évaluation spécialisée peut le déterminer. Elle repose sur la maladie, les antécédents, les examens complémentaires et la balance bénéfice-risque.
Treatments are delivered at our JCI-accredited hospitals — Acıbadem International