La prothèse de hanche est envisagée lorsque la douleur, la raideur et la gêne au quotidien deviennent importantes malgré un traitement bien conduit. L’intervention remplace les surfaces usées de l’articulation par des implants, puis une rééducation aide à retrouver progressivement la mobilité.
La prothèse de hanche est une intervention chirurgicale qui remplace tout ou partie de l’articulation de la hanche par des implants. Elle est le plus souvent proposée lorsque l’articulation est trop abîmée pour permettre une vie quotidienne confortable malgré les traitements médicaux, la kinésithérapie et les adaptations du mode de vie.
La hanche est une articulation « sphère-cavité » : la tête du fémur s’emboîte dans le bassin. Quand le cartilage s’use ou qu’une fracture ou une maladie articulaire détériore la zone, les mouvements deviennent douloureux et limités. L’objectif de l’intervention est de diminuer la douleur, d’améliorer la mobilité et de faciliter les activités de la vie courante.

La décision ne repose pas sur un seul symptôme, mais sur l’ensemble des signes cliniques et de l’impact fonctionnel. Une prothèse de hanche peut être discutée en cas de :
Les causes les plus fréquentes sont l’arthrose de hanche, mais aussi certaines fractures, des séquelles de dysplasie, une nécrose de la tête fémorale ou d’autres atteintes articulaires importantes. L’âge seul n’est pas le critère décisif : c’est surtout la gêne ressentie, l’état général et l’atteinte de l’articulation qui comptent.
Il est utile de demander un avis spécialisé si la douleur devient quotidienne, si vous réduisez vos déplacements, ou si les activités simples deviennent difficiles malgré une prise en charge adaptée. Le chirurgien orthopédique évalue alors les symptômes, l’examen de la hanche et les images radiologiques pour confirmer que la chirurgie peut être une option raisonnable.
Avant l’opération, plusieurs étapes sont généralement proposées. Elles servent à vérifier que la chirurgie est adaptée à votre situation et à limiter les risques.
Le chirurgien et l’équipe soignante expliquent aussi les consignes concernant les médicaments, l’alimentation avant l’intervention et la reprise éventuelle de certains traitements. Il est important de signaler toute infection récente, toute allergie, et tous les traitements en cours, notamment les anticoagulants.
Le principe est de remplacer les parties usées de l’articulation par une tige fémorale, une tête prothétique et une cupule fixée dans le bassin. Le choix du type d’implant dépend de l’anatomie, de l’âge, de la qualité osseuse et du diagnostic. La voie d’abord chirurgicale varie également selon les équipes et la situation clinique.
Le jour de l’opération, vous êtes pris en charge par l’équipe d’anesthésie puis installé au bloc opératoire. Après la préparation cutanée, le chirurgien remplace l’articulation abîmée par la prothèse. L’intervention dure un temps variable selon la complexité du cas. Une surveillance est ensuite assurée en salle de réveil, puis dans le service d’hospitalisation.
La reprise de la mobilisation commence souvent rapidement, parfois dès le jour même ou le lendemain, selon l’avis de l’équipe. Un kinésithérapeute vous aide à vous lever, marcher avec appui si cela est autorisé, et apprendre les bons gestes. La douleur postopératoire est prise en charge par des traitements adaptés.
Selon le contexte, la durée d’hospitalisation peut varier. Le retour à domicile ou en centre de rééducation dépend de votre état, de votre autonomie et de l’organisation mise en place en amont.
La prothèse de hanche vise surtout à améliorer la qualité de vie. Beaucoup de patients espèrent pouvoir marcher plus facilement, dormir avec moins de douleur et reprendre des activités de la vie courante. Toutefois, la récupération est progressive et les résultats varient selon l’état initial de la hanche, la rééducation, l’état général et la présence d’autres maladies.
Il est important de garder des attentes réalistes : l’opération peut réduire significativement les symptômes, mais elle ne rend pas la hanche « comme neuve » et certaines précautions peuvent rester nécessaires, en particulier au début de la convalescence.
Comme toute chirurgie, la prothèse de hanche comporte des risques, même si l’équipe met en place des mesures de prévention. Parmi les complications possibles figurent l’infection, le saignement, la phlébite, la luxation de la prothèse, la raideur, une différence de longueur des jambes ou une douleur persistante. Le chirurgien vous explique ces risques en fonction de votre situation personnelle.
Après l’intervention, il faut suivre les consignes données concernant les pansements, les médicaments, la marche, les exercices et les rendez-vous de contrôle. Signalez rapidement une fièvre, une rougeur importante, un suintement de la plaie, une douleur brutale ou un essoufflement.

La récupération repose sur plusieurs éléments : rééducation, mobilisation régulière, contrôle de la douleur, prévention des chutes et suivi médical. Les exercices de kinésithérapie aident à retrouver force et souplesse. À domicile, il peut être utile de sécuriser les déplacements, d’éviter les obstacles et de prévoir une aide temporaire pour certains gestes.
Le retour aux activités dépend de l’évolution individuelle. La reprise de la conduite, du travail ou du sport doit être validée par l’équipe soignante. En général, il faut respecter les consignes données sur les mouvements à éviter au début et sur la progression des efforts.
Si vous souffrez d’une douleur de hanche persistante, parlez-en à un médecin ou à un chirurgien orthopédique. Une évaluation personnalisée permet de choisir le traitement le plus approprié, en tenant compte de vos symptômes, de vos attentes et de votre état de santé global.
Elle est envisagée si la douleur, la raideur et la gêne fonctionnelle restent importantes malgré un traitement adapté. L’avis d’un chirurgien orthopédique est nécessaire pour confirmer l’indication.
Pas toujours. L’intervention peut être réalisée sous anesthésie générale ou rachianesthésie, selon votre état de santé, vos antécédents et l’évaluation de l’anesthésiste.
La récupération est progressive et varie d’une personne à l’autre. Elle dépend de votre état initial, de la rééducation, de la douleur postopératoire et du respect des consignes médicales.
Souvent, la mobilisation commence tôt, parfois dès le jour même ou le lendemain, avec l’aide de l’équipe soignante. Le rythme exact dépend de votre situation et des consignes du chirurgien.
Une fièvre, une rougeur importante, un écoulement de la plaie, une douleur brutale, un essoufflement ou une jambe très gonflée doivent faire consulter rapidement.
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