Pour préparer une arthroplastie, réalisez les examens prescrits, communiquez tous vos médicaments et anticipez l’aide nécessaire après l’opération. Ne modifiez jamais un traitement seul : l’équipe chirurgicale, l’anesthésiste et votre médecin traitant définissent un plan personnalisé.
L’arthroplastie consiste à remplacer tout ou partie d’une articulation par une prothèse. Elle peut concerner notamment la hanche, le genou ou l’épaule. La préparation avant l’intervention contribue à réduire les imprévus, à adapter l’anesthésie à votre état de santé et à faciliter votre récupération après l’hospitalisation.
Le parcours varie selon l’articulation opérée, votre âge, vos antécédents, votre autonomie et les pratiques de l’établissement. Votre chirurgien, l’anesthésiste, le médecin traitant, les infirmiers et les kinésithérapeutes sont vos interlocuteurs principaux. Posez vos questions dès les consultations préopératoires et conservez leurs coordonnées.

Le chirurgien confirme l’indication de l’intervention, explique le geste envisagé, les bénéfices attendus, les limites et les risques possibles. Il vérifie les examens d’imagerie nécessaires, comme des radiographies, et organise la planification de la prothèse. Cette consultation est aussi l’occasion de signaler une allergie, une infection récente, des problèmes dentaires, une maladie chronique ou toute difficulté pour rentrer chez vous.
La consultation d’anesthésie est obligatoire avant la chirurgie. L’anesthésiste évalue vos antécédents médicaux et chirurgicaux, vos traitements, vos allergies, votre consommation de tabac ou d’alcool, ainsi que vos précédentes expériences d’anesthésie. Il discute avec vous de la stratégie anesthésique et de la prise en charge de la douleur après l’intervention. Apportez vos ordonnances, vos résultats récents et, si possible, une liste actualisée de tous les produits que vous prenez.
Les examens ne sont pas identiques pour tous les patients. Selon votre dossier, l’équipe peut prescrire un bilan sanguin, un électrocardiogramme, des examens d’imagerie complémentaires ou un avis spécialisé, par exemple cardiologique, pneumologique, diabétologique ou dentaire. Un dépistage ou une recherche de bactéries au niveau nasal peut également être organisé selon les protocoles locaux.
Réalisez les examens dans les délais indiqués et transmettez les résultats selon les consignes reçues. Informez rapidement l’équipe si vous développez de la fièvre, une toux importante, une infection urinaire, une plaie cutanée, une infection dentaire ou toute autre infection avant l’intervention. Il peut être nécessaire de réévaluer la date de la chirurgie afin de limiter le risque infectieux.
Apportez une liste complète de vos traitements, avec les doses et les horaires. Elle doit inclure les médicaments prescrits, ceux achetés sans ordonnance, les inhalateurs, les gouttes, les patchs, les injections, les compléments alimentaires, les plantes médicinales et les produits de phytothérapie. Mentionnez également toute consommation de nicotine, d’alcool ou d’autres substances.
Certains traitements nécessitent une adaptation avant une arthroplastie, mais la décision dépend de votre indication et de votre risque personnel. Les anticoagulants et les antiagrégants plaquettaires, utilisés notamment pour prévenir les caillots ou les accidents cardiovasculaires, doivent faire l’objet d’un plan précis. Leur arrêt, leur maintien ou un éventuel relais ne peuvent être décidés que par les médecins qui vous suivent.
Les médicaments contre le diabète, y compris l’insuline, sont souvent adaptés autour du jeûne et de l’hospitalisation. Les traitements de la tension artérielle, les corticoïdes, les médicaments immunosuppresseurs, certains traitements rhumatologiques et les produits favorisant le saignement doivent aussi être revus. Ne prenez pas d’anti-inflammatoires, d’aspirine ou de compléments « naturels » de votre propre initiative avant l’opération.
Si vous fumez, une réduction ou un arrêt aussi précoce que possible peut être bénéfique pour la cicatrisation et la récupération. Demandez de l’aide à votre médecin ou à un professionnel formé au sevrage tabagique. Une alimentation variée, une hydratation adaptée et la correction d’éventuelles carences identifiées par l’équipe peuvent également faire partie de la préparation.
Selon votre état fonctionnel, le kinésithérapeute peut vous apprendre à utiliser des béquilles, un déambulateur ou des escaliers avant l’intervention. Maintenir une activité adaptée, lorsque cela est autorisé, peut aider à préserver la force musculaire. Évitez toutefois tout exercice qui augmente nettement votre douleur ou qui contredit les consignes du chirurgien.
Préparez aussi les aspects administratifs : pièce d’identité, documents d’assurance, comptes rendus médicaux, résultats d’examens, consentements et coordonnées d’une personne à prévenir. Le jour de l’admission, respectez les consignes relatives à la douche préopératoire, aux bijoux, au maquillage, au vernis et aux objets de valeur.

Le retour à domicile se prépare avant l’opération. Il dépend de votre évolution, du contrôle de la douleur, de votre capacité à vous déplacer en sécurité, de l’état de la plaie et de l’aide disponible. Dans certains cas, une rééducation en établissement ou une hospitalisation plus longue peut être recommandée. Cette décision est individualisée et peut évoluer après la chirurgie.
Créez un espace de récupération simple, lumineux et facile d’accès. Retirez les tapis glissants, fils électriques et petits meubles qui encombrent les passages. Préparez un siège stable avec accoudoirs, une table à proximité pour les médicaments et l’eau, ainsi qu’un téléphone chargé. Si votre chambre est à l’étage, discutez à l’avance avec l’équipe de la gestion des escaliers ou de l’installation temporaire d’un couchage au même niveau que les toilettes.
Organisez le transport du retour : vous ne devez généralement pas conduire juste après l’intervention. Demandez à un proche de rester disponible, surtout les premiers jours, ou renseignez-vous sur les services d’aide à domicile. Anticipez les soins de pansement, les injections éventuelles, la kinésithérapie et le rendez-vous de contrôle. Avant de quitter l’hôpital, vérifiez que vous avez compris l’ordonnance, les consignes de marche, les précautions propres à votre articulation et les numéros à appeler en cas de question.
Après votre retour, contactez sans attendre le service indiqué ou consultez en urgence selon la gravité si vous présentez une difficulté respiratoire, une douleur thoracique, un malaise, une confusion, un saignement important, une douleur qui devient inhabituelle ou incontrôlable, une fièvre, une rougeur qui s’étend, un écoulement de la plaie, un gonflement important d’un mollet ou une incapacité soudaine à mobiliser le membre. Ces signes ne signifient pas toujours une complication, mais ils nécessitent une évaluation médicale rapide.
Une préparation claire et personnalisée vous aide à aborder l’arthroplastie avec davantage de repères. Suivez en priorité les instructions écrites de votre équipe, car elles tiennent compte de votre intervention et de votre état de santé.
Les examens dépendent de votre état de santé et du type d’intervention. Ils peuvent inclure un bilan sanguin, des radiographies, un électrocardiogramme et des avis spécialisés. Votre chirurgien et l’anesthésiste prescrivent uniquement les examens utiles à votre situation.
Ne les arrêtez jamais sans instruction médicale. Les anticoagulants et les antiagrégants nécessitent un plan individualisé, car leur adaptation doit équilibrer le risque de saignement et le risque de formation de caillots.
Cela dépend de l’articulation opérée, de votre état général, de votre autonomie, de votre douleur et de l’organisation de votre aide à domicile. L’équipe confirme le projet de sortie en fonction de votre évolution après l’intervention.
Dégagez les passages, retirez les tapis glissants, prévoyez un siège stable et gardez les objets utiles à portée de main. Des équipements comme un siège de douche ou un rehausseur de toilettes peuvent être conseillés selon l’articulation opérée.
Treatments are delivered at our JCI-accredited hospitals — Acıbadem International