La préparation à une transplantation de cellules souches hématopoïétiques comprend un bilan médical complet, des examens de compatibilité ou de collecte, et une évaluation de votre situation pratique. L’équipe de greffe organise aussi la prévention des infections, les consultations spécialisées, le consentement et l’accompagnement psychosocial.
La transplantation de cellules souches hématopoïétiques, parfois appelée greffe de moelle osseuse, est un traitement complexe utilisé notamment pour certaines maladies du sang, des cancers hématologiques ou des insuffisances de la moelle osseuse. Elle peut être autologue, lorsque vos propres cellules sont recueillies puis réinjectées, ou allogénique, lorsque les cellules proviennent d’un donneur.
La préparation greffe cellules souches vise à vérifier que la transplantation est adaptée à votre situation, à réduire les risques évitables et à planifier chaque étape du traitement. Le programme est personnalisé selon votre maladie, votre état de santé, le type de greffe envisagé, les traitements déjà reçus et la disponibilité d’un donneur. Votre équipe de transplantation reste votre interlocuteur de référence pour interpréter les résultats et décider du calendrier.

Avant la greffe, plusieurs consultations et examens permettent d’évaluer le fonctionnement de vos organes et de rechercher des problèmes qui pourraient nécessiter une prise en charge préalable. Certains examens sont répétés au cours du parcours, notamment si votre état clinique change.
Des prises de sang sont réalisées pour contrôler la numération des cellules sanguines, les reins, le foie, les électrolytes, l’inflammation et d’autres paramètres utiles à votre prise en charge. L’équipe peut également demander des examens spécifiques pour évaluer l’activité de la maladie, tels qu’un myélogramme ou une biopsie de moelle osseuse, des analyses génétiques ou moléculaires, et des examens d’imagerie.
Un dépistage de certaines infections est habituellement effectué chez le receveur et, dans le cadre d’une greffe allogénique, chez le donneur. Ces résultats aident l’équipe à prévoir une surveillance et des traitements préventifs adaptés. Signalez tout épisode infectieux récent, fièvre, toux persistante, diarrhée, lésions cutanées ou contact avec une personne malade.
Le conditionnement, c’est-à-dire le traitement administré avant la perfusion des cellules, peut solliciter plusieurs organes. Selon votre situation, le bilan peut inclure :
Ces examens ne signifient pas nécessairement qu’un problème est attendu. Ils permettent d’établir un état de référence, d’identifier les précautions utiles et d’adapter le traitement lorsque cela est nécessaire.
Un bilan dentaire est souvent demandé afin de traiter, si possible avant la greffe, les foyers infectieux dentaires ou gingivaux. Informez le dentiste de votre projet de transplantation et de vos traitements en cours. Une consultation nutritionnelle peut évaluer vos apports, votre poids et vos difficultés alimentaires. Une prise en charge précoce peut être proposée en cas de perte de poids, de nausées, de douleurs buccales ou de troubles de la déglutition.
Selon votre âge, vos antécédents et votre protocole, l’équipe peut aussi recommander des consultations gynécologiques, urologiques, ophtalmologiques ou dermatologiques. N’interrompez jamais un traitement prescrit, y compris un complément alimentaire, une plante médicinale ou un médicament sans ordonnance, sans l’accord de l’équipe.
Pour une greffe allogénique, l’équipe recherche un donneur compatible. Le typage HLA, réalisé sur un prélèvement sanguin ou salivaire selon les centres, compare des marqueurs immunologiques entre le receveur et les donneurs potentiels. La recherche peut concerner la fratrie, un registre de donneurs volontaires, le sang de cordon ou un donneur familial partiellement compatible.
Le processus de recherche et les délais varient. L’équipe vous expliquera les options possibles sans vous communiquer d’informations confidentielles concernant un donneur. Le donneur est évalué de manière indépendante afin de confirmer que le don est réalisable dans de bonnes conditions. Pour une greffe autologue, une phase de mobilisation et de recueil des cellules par aphérèse peut être planifiée avant le conditionnement.
Votre centre vous donnera des consignes adaptées concernant les vaccinations, l’hygiène, l’alimentation et les contacts à risque. Les vaccins vivants sont généralement évités dans certaines situations d’immunodépression : demandez conseil avant toute vaccination. Le calendrier vaccinal devra souvent être revu après la greffe, car l’immunité acquise auparavant peut diminuer.
Il est important d’arrêter le tabac et d’éviter l’alcool ou les substances pouvant interagir avec vos traitements. Informez l’équipe de toute allergie, de toute transfusion antérieure, de vos antécédents médicaux et chirurgicaux, ainsi que des médicaments que vous prenez. Une contraception peut être recommandée pendant certaines périodes du traitement. Si vous envisagez un projet parental, parlez rapidement de la préservation de la fertilité : selon l’urgence et votre situation, des options peuvent être discutées avant le conditionnement.
La transplantation implique souvent des rendez-vous fréquents, une hospitalisation et une période de suivi rapproché après le retour à domicile. Demandez à votre coordinateur de greffe un calendrier prévisionnel incluant les examens, le conditionnement, la perfusion des cellules et les consultations de suivi. Les dates peuvent être modifiées si un résultat médical, une infection ou la disponibilité des cellules l’exige.
Préparez vos documents administratifs, une liste actualisée de vos médicaments, les coordonnées de vos médecins habituels et les résultats d’examens réalisés en dehors du centre. Un assistant social peut vous renseigner sur les arrêts de travail, les transports, l’hébergement à proximité du centre et les aides éventuellement disponibles selon votre pays et votre couverture santé.
Identifiez à l’avance une personne de confiance ou un proche pouvant vous accompagner. Le soutien psychologique, social et familial est une composante importante du parcours. Vous pouvez demander à rencontrer un psychologue, un infirmier coordonnateur, un diététicien ou un spécialiste de la douleur. Il est normal d’avoir des questions ou des inquiétudes : notez-les et apportez-les à chaque consultation.

Avant le traitement, le médecin vous explique l’objectif de la greffe, les alternatives possibles, les effets indésirables fréquents et les risques particuliers à votre cas. Prenez le temps de poser vos questions avant de signer les documents de consentement. Vous pouvez demander qu’un proche assiste à cet échange si vous le souhaitez.
À l’admission, l’équipe vérifiera habituellement votre état de santé, vos traitements et les résultats récents. Respectez les consignes concernant les médicaments à prendre, le jeûne éventuel et les objets personnels autorisés. Contactez sans attendre le centre avant votre arrivée en cas de fièvre, frissons, symptômes respiratoires, vomissements, diarrhée, douleur dentaire, éruption cutanée ou exposition récente à une infection. Une communication précoce permet à l’équipe de décider des mesures les plus sûres.
Une bonne préparation ne supprime pas tous les risques liés à la transplantation, mais elle aide votre équipe à anticiper les besoins médicaux et pratiques. Suivez les consignes de votre centre et signalez tout changement de votre état de santé, même s’il vous semble mineur.
Le bilan comprend souvent des analyses sanguines, une évaluation de la maladie, un bilan cardiaque et respiratoire, un contrôle des reins et du foie, ainsi qu’un dépistage infectieux. Un bilan dentaire et des consultations spécialisées peuvent aussi être nécessaires selon votre situation.
La durée varie selon le type de greffe, l’urgence liée à la maladie, les examens à réaliser et, pour une greffe allogénique, la recherche d’un donneur. Votre centre de transplantation vous communiquera un calendrier personnalisé, qui peut être ajusté.
Ne modifiez pas vos traitements sans avis médical. Donnez à l’équipe la liste complète de vos médicaments, vitamines, produits à base de plantes et compléments, car certains peuvent interagir avec le conditionnement ou augmenter le risque de complications.
Une infection dentaire ou gingivale peut devenir plus difficile à traiter pendant une période d’immunodépression. Le bilan dentaire permet de repérer et, lorsque cela est possible, de traiter les problèmes avant le début du conditionnement.
Treatments are delivered at our JCI-accredited hospitals — Acıbadem International