Avant une chirurgie de la prostate, il faut généralement réaliser des examens préopératoires, revoir ses traitements avec l’équipe médicale et suivre des consignes précises sur le jeûne, l’hygiène et l’organisation du retour à domicile. Votre chirurgien vous indiquera quoi arrêter, quand le faire et quels documents apporter.
Se préparer à une chirurgie de la prostate ne se limite pas à la veille de l’intervention. Une bonne préparation réduit les imprévus, facilite l’anesthésie et aide l’équipe soignante à intervenir dans de meilleures conditions. Les consignes exactes varient selon le type d’opération, votre état de santé et les traitements que vous prenez. Le plus important est donc de suivre les recommandations données par votre chirurgien, votre anesthésiste et votre infirmier ou infirmière de consultation.
Une chirurgie de la prostate peut être indiquée pour différentes raisons, comme une hypertrophie bénigne, un cancer de la prostate ou certaines complications urinaires. Avant l’intervention, l’objectif est de vérifier que l’opération peut se dérouler en sécurité, de limiter le risque de saignement ou d’infection, et d’anticiper les besoins du retour à domicile.
Cette étape permet aussi de poser toutes vos questions : type d’anesthésie, durée d’hospitalisation, gestion de la douleur, reprise des activités et surveillance après l’opération. Plus vous arrivez préparé, plus vous participez activement à votre prise en charge.

Les examens préopératoires dépendent de votre âge, de vos antécédents et de la chirurgie prévue. Ils servent à vérifier votre état général et à adapter l’anesthésie.
Si vous avez des maladies chroniques comme un diabète, une hypertension, une maladie cardiaque ou un traitement anticoagulant, des ajustements supplémentaires peuvent être nécessaires. N’hésitez pas à apporter la liste complète de vos traitements, y compris les médicaments sans ordonnance, les compléments alimentaires et les plantes médicinales.
L’arrêt ou l’adaptation des traitements dépend du médicament concerné et de votre situation. Ne stoppez jamais un traitement de votre propre initiative. Certains produits augmentent le risque de saignement, d’autres interagissent avec l’anesthésie ou doivent être poursuivis pour éviter une décompensation.
Le chirurgien et l’anesthésiste préciseront quels médicaments prendre le matin de l’intervention et quels traitements interrompre temporairement. Si vous prenez un anticoagulant, un relais ou une adaptation peut être nécessaire. Cette décision se fait au cas par cas.
Au-delà des examens et des traitements, plusieurs mesures simples facilitent votre admission et votre intervention.
Respectez strictement les consignes de jeûne données par l’équipe d’anesthésie. En général, cela concerne les aliments solides, parfois les boissons claires selon les recommandations locales. Certains médicaments peuvent être pris avec une petite gorgée d’eau, mais uniquement s’ils ont été validés par l’équipe médicale.
Il peut vous être demandé de prendre une douche antiseptique ou une douche simple avant l’opération. Suivez exactement les modalités indiquées. Évitez de vous raser vous-même la zone opératoire, sauf instruction contraire, afin de limiter les microcoupures et le risque d’infection.
Préparez votre retour avant l’hospitalisation :
Si une sonde urinaire ou un traitement temporaire est prévu après l’opération, demandez les explications nécessaires avant votre départ. Mieux vaut comprendre les soins à faire à la maison avant d’être fatigué ou douloureux.
Le jour de l’admission, emportez vos documents médicaux et administratifs. Pensez à vos résultats d’examens récents, à votre carte d’identité, à votre carte de mutuelle ou d’assurance, et à la liste écrite de vos traitements.
Prévoyez également des affaires confortables : vêtements amples, sous-vêtements adaptés, chaussures faciles à enfiler et trousse de toilette. Évitez de porter des bijoux, objets de valeur ou grandes sommes d’argent.
Prévenez rapidement votre équipe soignante si vous développez un nouveau problème avant l’intervention : fièvre, toux, infection urinaire, douleur inhabituelle, essoufflement, plaie cutanée, ou aggravation d’une maladie chronique. Selon la situation, la chirurgie peut être maintenue, adaptée ou reportée pour votre sécurité.

Une consultation préopératoire est le bon moment pour clarifier les points qui vous préoccupent. Vous pouvez demander :
La préparation chirurgie prostate repose sur trois piliers : des examens préopératoires adaptés, une gestion rigoureuse des traitements à risque et des consignes pratiques bien suivies. En cas de doute, contactez toujours votre équipe médicale plutôt que d’improviser. Cette préparation personnalisée contribue à une prise en charge plus sûre et plus sereine.
Les examens varient selon votre état de santé et le type d’intervention. Ils incluent souvent une consultation d’anesthésie, une prise de sang, parfois un ECG et des examens urinaires ou d’imagerie selon le dossier.
Certains médicaments doivent être arrêtés ou adaptés, surtout les anticoagulants, antiagrégants et certains anti-inflammatoires. Ne modifiez jamais un traitement sans consigne de votre chirurgien ou de l’anesthésiste.
Vous devez respecter les consignes de jeûne données par l’équipe d’anesthésie. Elles précisent jusqu’à quand manger et boire, et si certains médicaments peuvent être pris avec une petite gorgée d’eau.
Contactez rapidement votre équipe soignante. Une infection, même banale, peut nécessiter un avis médical et parfois un report de l’intervention pour éviter les complications.
Prévoyez un transport, une aide si besoin et des vêtements confortables. Gardez à disposition vos ordonnances, les consignes de soins et les coordonnées du service en cas de question après l’opération.
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