Une greffe osseuse est nécessaire avant un implant dentaire lorsque l’os de la mâchoire est trop fin, trop bas ou trop fragile pour stabiliser l’implant. Le dentiste l’indique surtout après une perte dentaire ancienne, une infection, un traumatisme ou une résorption osseuse importante.
La pose d’un implant dentaire ne dépend pas seulement de la dent manquante : elle dépend aussi de la quantité et de la qualité de l’os qui doit le soutenir. Quand cet os est insuffisant, une greffe osseuse peut être proposée pour recréer un volume adapté et préparer la zone à recevoir l’implant.
Cette étape n’est pas systématique. Dans certains cas, l’implant peut être posé directement, sans ajout osseux. Tout dépend de l’examen clinique, du scanner dentaire et du projet de réhabilitation bucco-dentaire.
Un implant dentaire fonctionne comme une racine artificielle. Pour être stable, il doit s’intégrer dans un os suffisamment épais, dense et sain. Si l’os est trop réduit, l’implant risque de manquer d’ancrage ou de se retrouver trop proche de structures anatomiques sensibles, comme le sinus maxillaire ou le nerf alvéolaire inférieur.
Après l’extraction d’une dent, l’os a tendance à se résorber progressivement. Plus la perte de dent est ancienne, plus le volume osseux peut diminuer. C’est l’une des raisons pour lesquelles le bilan pré-implantaire est essentiel.

Le chirurgien-dentiste ou le chirurgien maxillo-facial peut recommander une greffe osseuse dans plusieurs situations :
Dans la mâchoire supérieure, la greffe est souvent envisagée lorsque le sinus est très proche de la zone à implanter. Dans ce contexte, une technique d’élévation sinusienne, souvent appelée sinus lift, peut être nécessaire pour créer la hauteur osseuse manquante.
Le bilan avant implant comprend généralement un examen bucco-dentaire et une imagerie adaptée, le plus souvent un scanner ou une CBCT. Cet examen permet de mesurer précisément la hauteur, l’épaisseur et la densité de l’os, ainsi que la position des structures voisines.
Le praticien évalue aussi l’état des gencives, la présence d’inflammation, l’occlusion, le nombre de dents à remplacer et les antécédents médicaux. Ce n’est donc pas seulement une question de millimètres : la décision tient compte de l’ensemble du contexte clinique.
Le type de greffe dépend de l’importance du manque osseux et de l’emplacement de l’implant.
Il s’agit d’ajouter un matériau de greffe dans une zone limitée pour corriger un défaut modéré. Cela peut être fait au moment de l’extraction ou avant l’implantation.
Lorsque l’os est trop fin, la greffe vise à élargir la crête osseuse afin de permettre une fixation fiable de l’implant.
Au maxillaire supérieur, si le sinus descend trop bas, le plancher sinusien peut être soulevé pour créer un espace osseux suffisant. Cette intervention est fréquente dans les secteurs postérieurs du haut de la bouche.
Le chirurgien peut utiliser de l’os prélevé sur le patient, un substitut osseux ou une association de matériaux. Le choix dépend de la situation, du volume à restaurer et de la stratégie opératoire.
Non. Si le volume osseux est suffisant, l’implant peut être posé sans greffe. Dans certains cas, des implants plus courts, plus étroits ou des techniques chirurgicales spécifiques peuvent éviter une augmentation osseuse. Mais ces alternatives ne sont pas adaptées à toutes les situations.
Il est important de ne pas conclure trop vite à la nécessité d’une greffe : seule une évaluation spécialisée permet de décider si l’implantation immédiate est possible ou si une préparation osseuse est préférable.
La démarche suit généralement plusieurs étapes :
Le délai entre la greffe et l’implant varie selon la technique utilisée, l’étendue de la reconstruction et la réponse individuelle à la cicatrisation.

Avant de commencer, il peut être utile de poser quelques questions :
Le tabac, certaines maladies chroniques, une hygiène bucco-dentaire insuffisante ou une inflammation non contrôlée peuvent compliquer la prise en charge. Le praticien pourra adapter le plan de traitement en conséquence.
Une greffe osseuse avant implant dentaire est surtout indiquée lorsqu’il n’y a pas assez d’os pour assurer la stabilité et la durabilité de l’implant. Elle n’est pas automatique, mais elle peut être essentielle pour sécuriser le traitement dans les cas de résorption osseuse, d’édentation ancienne, de perte osseuse liée à une infection ou d’anatomie défavorable.
Le meilleur moyen de savoir si elle est nécessaire reste un bilan implantaire complet avec imagerie 3D et avis spécialisé.
Non. Elle n’est nécessaire que si l’os est insuffisant en hauteur, en épaisseur ou en qualité pour stabiliser l’implant.
Il s’appuie sur l’examen clinique et surtout sur une imagerie 3D, comme un scanner dentaire ou une CBCT.
Parfois oui, mais pas toujours. Cela dépend du défaut osseux, de sa localisation et de la stabilité attendue de l’implant.
C’est une technique d’augmentation osseuse du maxillaire supérieur qui permet souvent de créer la hauteur nécessaire à un implant.
L’implant peut être impossible à poser ou présenter un risque de manque de stabilité. Le praticien peut alors proposer une autre stratégie.
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