La greffe du foie peut être proposée en cas de maladie hépatique grave ou de cancer du foie, lorsque les traitements habituels ne suffisent plus. La décision repose sur une évaluation spécialisée qui vérifie la gravité de la maladie, l’absence de contre-indication majeure et la capacité à supporter l’intervention.
La greffe du foie est un traitement de référence dans certaines maladies hépatiques avancées. Elle ne s’adresse pas à tous les patients atteints d’une maladie du foie, mais à ceux chez qui le bénéfice attendu est supérieur aux risques de l’intervention et du traitement à long terme. La sélection est rigoureuse et repose sur une équipe spécialisée.
La transplantation hépatique peut être envisagée lorsque le foie ne remplit plus correctement ses fonctions et que les autres traitements ne permettent plus de contrôler la maladie. Les situations les plus fréquentes sont la cirrhose décompensée, certaines complications graves de l’insuffisance hépatique et certains cancers du foie répondant à des critères précis.
Le score de gravité, les symptômes, les complications et l’évolution malgré le traitement sont pris en compte. L’âge seul n’est pas un critère absolu, mais l’état général, les autres maladies associées et la capacité à suivre le traitement après la greffe sont essentiels.
Une greffe du foie peut être reportée si une situation rend l’opération trop risquée ou diminue trop les chances de succès. Cela peut concerner une infection non contrôlée, un cancer hors critères de transplantation, une maladie cardiaque ou pulmonaire sévère, une consommation d’alcool ou de substances non stabilisée, ou une incapacité à suivre le traitement immunosuppresseur.
Dans certains cas, une contre-indication est provisoire. Par exemple, un sevrage tabagique, un traitement d’une infection ou une réévaluation psychologique peuvent permettre de reconsidérer la candidature plus tard.

Le bilan pré-greffe a plusieurs objectifs : confirmer que la transplantation est la meilleure option, mesurer les risques opératoires, rechercher des maladies associées et préparer la prise en charge post-opératoire. Il permet aussi de vérifier que le patient comprend les contraintes du suivi, notamment la prise quotidienne des médicaments antirejet et les consultations régulières.
Cette évaluation est souvent réalisée dans un centre expert en transplantation, avec des spécialistes de l’hépatologie, de la chirurgie, de l’anesthésie, de l’imagerie, de la cardiologie, de la pneumologie, de l’infectiologie et parfois de la psychiatrie ou de la psychologie.
Les examens varient selon la maladie du foie et l’état général, mais ils suivent généralement une logique commune. Ils servent à mesurer la fonction hépatique, vérifier la présence de complications et rechercher des contre-indications.
Ces analyses aident aussi à estimer la sévérité de l’atteinte hépatique et à anticiper les risques de saignement, d’infection ou de défaillance d’autres organes.
L’imagerie évalue la structure du foie, la circulation sanguine et l’existence de lésions qui peuvent modifier la stratégie de transplantation.
Comme la greffe du foie est une intervention lourde, le cœur et les poumons doivent être examinés avec soin. L’électrocardiogramme, l’échocardiographie et parfois un test d’effort ou d’autres explorations sont demandés. Une évaluation respiratoire peut aussi être nécessaire, surtout en cas d’essoufflement, de tabagisme ou de maladie pulmonaire connue.
La dénutrition est fréquente dans les maladies hépatiques avancées. Un bilan nutritionnel, la mesure du poids, de la masse musculaire et parfois l’avis d’un diététicien sont utiles. L’équipe peut aussi apprécier l’autonomie, la mobilité et la capacité à récupérer après l’intervention.
Le suivi après transplantation demande une bonne observance du traitement et une organisation fiable. L’équipe peut donc vérifier la présence d’un entourage aidant, la compréhension du parcours, les conditions de transport et d’hébergement, ainsi que le dépistage d’une addiction ou d’un trouble psychique non stabilisé.
Après le bilan, le dossier est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire. L’équipe compare les bénéfices attendus et les risques, puis décide d’inscrire ou non le patient sur la liste de transplantation. Si la greffe est indiquée, des examens de suivi sont souvent répétés pendant l’attente, car l’état de santé peut évoluer.
Il est important de savoir que l’inscription sur liste ne signifie pas une greffe immédiate. Le délai dépend de nombreux facteurs médicaux et organisationnels, et la priorité est fondée sur des critères médicaux établis par le centre et le système de répartition des greffons.

Une préparation complète facilite l’évaluation et limite les retards dans le dossier. Elle permet aussi au patient de mieux comprendre les enjeux et les étapes à venir.
La greffe du foie est réservée aux patients chez qui une maladie hépatique grave menace la survie ou la qualité de vie malgré les traitements disponibles. Le bilan pré-greffe est indispensable pour confirmer l’indication, identifier les risques et préparer une transplantation en sécurité. Plus l’évaluation est précise, plus la décision est adaptée à la situation du patient.
Une maladie hépatique avancée, des complications graves ou certains cancers du foie peuvent justifier une greffe si les autres traitements ne suffisent plus.
Le bilan comprend en général des analyses sanguines, une imagerie du foie, une évaluation cardiaque et parfois une évaluation respiratoire, nutritionnelle et psychologique.
Pas toujours, mais une consommation non stabilisée peut retarder ou empêcher l’inscription. Le centre évalue la situation au cas par cas.
La durée varie selon la complexité du dossier, les examens nécessaires et la rapidité de leur réalisation. Elle peut s’étaler sur plusieurs consultations.
L’âge n’est pas le seul critère. L’équipe regarde surtout l’état général, les autres maladies présentes et la capacité à supporter l’intervention et le suivi.
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