La greffe du foie suit les mêmes grands principes chez l’adulte et chez l’enfant, mais la prise en charge diffère selon la taille, la maladie en cause et les besoins de croissance. Chez l’enfant, l’objectif est aussi de permettre un développement normal, tandis que chez l’adulte l’évaluation porte davantage sur les comorbidités et le risque opératoire.
La greffe du foie, aussi appelée transplantation hépatique, consiste à remplacer un foie gravement atteint par un foie sain provenant d’un donneur. Elle peut être proposée chez l’adulte comme chez l’enfant lorsque le foie ne remplit plus correctement ses fonctions ou lorsqu’une maladie hépatique met le pronostic vital en jeu.
Les principes généraux sont similaires à tout âge : évaluation multidisciplinaire, recherche d’un donneur compatible, chirurgie spécialisée, puis traitement immunosuppresseur et suivi rapproché. En revanche, l’âge modifie plusieurs étapes de la prise en charge et influence les attentes après la greffe.
Chez l’adulte, la greffe est souvent proposée dans le cadre d’une cirrhose avancée, d’une insuffisance hépatique aiguë ou de certaines tumeurs du foie dans des situations sélectionnées. Le bilan pré-greffe cherche alors à mesurer l’impact de la maladie sur le cœur, les reins, l’état nutritionnel et la tolérance à une chirurgie majeure.
Chez l’enfant, les indications sont plus souvent liées à des maladies biliaires, métaboliques, génétiques ou à une insuffisance hépatique chronique d’origine différente. La priorité ne se limite pas à sauver la fonction hépatique : il faut aussi préserver la croissance, le développement neurocognitif, l’alimentation et la vie familiale.
Le bilan est centré sur la sévérité de l’atteinte hépatique et sur les autres maladies associées. Les équipes recherchent notamment des signes d’hypertension portale, d’atteinte rénale, de dénutrition, d’infection ou de fragilité générale. Des examens cardiaques et pulmonaires sont fréquents pour évaluer la capacité à supporter l’intervention.
Le bilan inclut les mêmes grandes vérifications, mais avec une attention particulière à l’âge, au poids, à la taille et à l’état nutritionnel. Les spécialistes évaluent aussi le retentissement sur la croissance, le comportement alimentaire et le développement. La préparation implique souvent fortement les parents ou les proches aidants, qui jouent un rôle central dans l’organisation des soins.
La chirurgie de transplantation hépatique peut être techniquement plus complexe chez l’enfant, surtout chez le nourrisson ou le jeune enfant, car la taille du foie du donneur doit être adaptée au volume corporel du receveur. Des greffons partiels ou réduits peuvent être utilisés afin d’obtenir un meilleur ajustement anatomique.
Chez l’adulte, la taille du patient permet souvent l’utilisation d’un greffon plus volumineux, mais certaines situations restent complexes, par exemple en cas d’obésité, d’adhérences chirurgicales ou de maladie très avancée. Dans les deux cas, l’objectif est d’assurer une bonne vascularisation du greffon et un drainage biliaire efficace.

Après la greffe du foie, l’enfant et l’adulte reçoivent des médicaments immunosuppresseurs pour éviter le rejet du greffon. Le suivi est régulier et vise à ajuster les doses, surveiller la fonction du foie, prévenir les infections et dépister les effets indésirables des traitements.
Chez l’adulte, le suivi s’attache souvent à l’équilibre entre immunosuppression et complications métaboliques, rénales ou cardiovasculaires. Chez l’enfant, le suivi est plus longitudinal, car il doit accompagner la croissance, la scolarité, la puberté et l’autonomie progressive dans la prise des médicaments.
Les résultats d’une greffe du foie peuvent être très bons dans les deux groupes lorsque la sélection des patients est appropriée et que le suivi est rigoureux. Toutefois, il ne faut pas comparer adultes et enfants avec les mêmes critères : chez l’enfant, la perspective est souvent plus longue, avec des enjeux de développement sur plusieurs années ; chez l’adulte, l’âge et les comorbidités influencent davantage le risque opératoire et le suivi à long terme.
Le pronostic dépend de nombreux facteurs : la cause de la maladie, l’état nutritionnel, la présence d’infections, la fonction des autres organes, l’adhésion au traitement et la qualité du suivi médical. Une bonne observance des médicaments et des consultations est essentielle dans tous les cas.
Le retour à une vie active est progressif. Chez l’adulte, il peut s’agir d’un retour au travail, à l’activité physique et à une alimentation plus équilibrée. Chez l’enfant, l’objectif est de permettre une croissance satisfaisante, une scolarisation adaptée et une participation normale à la vie quotidienne.
Dans les deux cas, il faut apprendre à reconnaître les signes qui nécessitent une consultation rapide, comme une fièvre, un jaunissement de la peau, une fatigue inhabituelle, des douleurs abdominales ou des anomalies des analyses. La coordination entre l’équipe de greffe, le médecin traitant ou le pédiatre, et les autres spécialistes reste indispensable.
Une évaluation précoce est importante dès qu’une maladie du foie devient sévère, évolutive ou mal contrôlée par les traitements habituels. Il ne faut pas attendre une dégradation brutale pour demander un avis spécialisé. Plus la décision est prise tôt, plus la préparation peut être adaptée et sécurisée.
La greffe du foie n’est pas seulement une intervention chirurgicale : c’est un parcours de soins complet, différent selon l’âge mais fondé sur les mêmes exigences de sécurité, d’expertise et de suivi au long cours.
Oui. Les principes sont les mêmes, mais l’enfant nécessite une adaptation à sa taille, à sa croissance et à son développement, tandis que l’adulte est évalué selon ses comorbidités et son risque opératoire.
Chez l’enfant, le foie du donneur doit être adapté au volume du receveur. Des greffons partiels ou réduits peuvent être utilisés pour assurer une bonne compatibilité anatomique.
Le suivi est souvent très prolongé chez l’enfant, car il accompagne la croissance, la puberté, la scolarité et l’apprentissage progressif de l’autonomie thérapeutique.
Ils ne se comparent pas de façon simple. Les deux groupes peuvent avoir de bons résultats, mais les facteurs de risque, les objectifs de suivi et les enjeux à long terme sont différents.
Dès qu’une maladie du foie devient sévère, évolutive ou mal contrôlée malgré les traitements. Un avis précoce aide à organiser le bilan et à préparer la prise en charge.
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