La greffe de rein peut être proposée aux personnes atteintes d’insuffisance rénale avancée lorsque la dialyse ou une autre prise en charge devient insuffisante. Avant l’intervention, un bilan pré-greffe complet évalue l’état général, le cœur, les infections, la compatibilité immunologique et la capacité à suivre le traitement après la transplantation.
La greffe de rein est un traitement de référence pour certaines personnes atteintes d’insuffisance rénale chronique avancée. Elle consiste à remplacer un rein qui ne fonctionne plus par un rein sain provenant d’un donneur vivant ou décédé. L’objectif est d’améliorer la qualité de vie, de réduire la dépendance à la dialyse et, dans de nombreux cas, d’offrir une fonction rénale plus stable.
Toutefois, tout le monde n’est pas candidat à une transplantation. L’évaluation repose sur plusieurs critères médicaux, chirurgicaux et psychologiques. Un bilan pré-greffe est ensuite réalisé pour vérifier que l’intervention peut être envisagée dans de bonnes conditions et pour préparer au mieux la suite du parcours.
La greffe de rein est généralement proposée aux patients souffrant d’une insuffisance rénale terminale ou d’une maladie rénale chronique très avancée. Elle peut aussi être discutée avant la mise en dialyse dans certaines situations, lorsque l’évolution de la maladie laisse prévoir un besoin de remplacement rénal.
Être candidat à une greffe de rein ne dépend pas uniquement de la gravité de la maladie rénale. L’équipe de transplantation vérifie aussi :
Chaque dossier est étudié individuellement. Certaines personnes sont retenues immédiatement, d’autres nécessitent d’abord des traitements, une stabilisation de leur état ou des examens complémentaires.
Une greffe de rein peut être temporairement ou définitivement contre-indiquée en cas de cancer évolutif, d’infection non contrôlée, de maladie cardiaque sévère non stabilisée, de trouble psychiatrique non pris en charge ou d’incapacité à suivre correctement le traitement après l’intervention. Le tabagisme, la dénutrition, l’obésité importante ou certaines addictions ne sont pas forcément des contre-indications absolues, mais peuvent nécessiter une préparation spécifique.

Le bilan avant transplantation a plusieurs objectifs. Il permet d’abord de confirmer que la personne peut bénéficier de l’intervention en sécurité. Il sert aussi à rechercher des problèmes silencieux qui pourraient augmenter le risque opératoire ou réduire la durée de fonctionnement du greffon. Enfin, il aide à choisir le meilleur moment pour la greffe et à anticiper le suivi après l’opération.
Ce bilan est coordonné par une équipe pluridisciplinaire : néphrologue, chirurgien, anesthésiste, infirmier de coordination, parfois cardiologue, infectiologue, urologue, psychiatre, diététicien et assistant social.
Les examens varient selon l’âge, les antécédents et l’état de santé, mais ils couvrent en général plusieurs domaines.
Le cœur et les vaisseaux doivent être évalués car l’insuffisance rénale s’accompagne souvent d’un risque cardiovasculaire élevé. Les examens peuvent inclure :
Avant une greffe de rein, il est essentiel d’identifier une infection active ou un foyer chronique, car les médicaments anti-rejet diminuent les défenses immunitaires. Le bilan peut comprendre des prélèvements, un examen dentaire, une radiographie ou d’autres investigations selon les symptômes. Le statut vaccinal est aussi vérifié afin de mettre à jour, si possible, les vaccins recommandés avant la transplantation.
Une échographie rénale et abdominale, ainsi que parfois un scanner ou une imagerie vasculaire, peuvent être demandés pour étudier l’anatomie, les vaisseaux et repérer d’éventuelles anomalies. Chez certains patients, on vérifie aussi les voies urinaires et la vessie pour préparer la chirurgie.
Le chirurgien et l’anesthésiste évaluent les antécédents d’opération, les risques liés à l’anesthésie, les accès vasculaires et les particularités techniques de l’intervention. Ils expliquent aussi le déroulement de l’hospitalisation, la douleur postopératoire et les précautions à prévoir.
Une bonne préparation générale améliore les chances d’une récupération optimale. Le bilan peut inclure un avis diététique, surtout en cas de perte de poids ou de dénutrition, ainsi qu’une évaluation psychologique ou psychiatrique lorsque cela est utile. L’objectif n’est pas d’exclure, mais d’aider le patient à être prêt pour le traitement au long cours et le suivi régulier.
Après tous les examens, l’équipe de transplantation se réunit pour analyser le dossier. Si la greffe est jugée possible, le patient peut être inscrit sur liste d’attente lorsqu’un donneur décédé est envisagé, ou organiser la transplantation avec un donneur vivant si la situation le permet. Si certains points restent à corriger, le programme peut être différé jusqu’à stabilisation.

Il est utile d’apporter tous les comptes rendus médicaux, la liste des traitements, les résultats d’examens récents et les informations sur les antécédents chirurgicaux. Il faut signaler toute infection, hospitalisation récente, consommation de tabac, grossesse possible ou projet de grossesse, ainsi que toute difficulté à suivre les traitements. Poser des questions à l’équipe aide aussi à mieux comprendre les étapes de la transplantation.
La greffe de rein peut bénéficier à des patients sélectionnés souffrant d’insuffisance rénale avancée. Avant l’intervention, un bilan complet vérifie la compatibilité, la sécurité chirurgicale, l’absence d’infection active et la capacité à suivre le traitement après la greffe. Ce parcours personnalisé permet de proposer la transplantation dans les meilleures conditions possibles.
La priorité dépend de critères médicaux, immunologiques et de l’organisation de la liste d’attente. L’équipe de transplantation évalue l’urgence, la compatibilité et la situation globale de chaque patient.
Non. Dans certains cas, une greffe peut être envisagée avant le début de la dialyse si l’insuffisance rénale est avancée et que le bilan pré-greffe est favorable.
Les examens sanguins, l’évaluation immunologique, le bilan cardiaque, le dépistage infectieux et l’imagerie font partie des éléments essentiels du bilan pré-greffe.
Oui. Une infection active doit généralement être traitée avant la transplantation, car les médicaments anti-rejet augmentent le risque de complications infectieuses.
La durée varie selon l’état de santé, les antécédents et la disponibilité des examens. Le parcours peut être rapide ou nécessiter plusieurs rendez-vous spécialisés.
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