La greffe de moelle osseuse consiste à remplacer ou à restaurer une moelle malade grâce à des cellules souches hématopoïétiques. Elle peut être proposée chez l’enfant comme chez l’adulte pour certaines maladies du sang, cancers ou déficits immunitaires, après une évaluation spécialisée du bénéfice et des risques.
La greffe de moelle osseuse, aussi appelée transplantation de cellules souches hématopoïétiques, est un traitement spécialisé qui vise à remplacer une moelle osseuse malade par des cellules capables de produire à nouveau des cellules sanguines normales. Elle peut être envisagée chez l’enfant et chez l’adulte, mais ses indications, sa préparation et son suivi varient selon l’âge, la maladie et l’état général du patient.
La moelle osseuse fabrique les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes. Lorsque cette fonction est altérée, le corps peut manquer de défenses, d’oxygène ou de capacité à arrêter les saignements. La greffe de moelle est alors discutée dans des situations précises, notamment :
Le but n’est pas toujours le même : dans certains cas, il s’agit de détruire des cellules malades puis de reconstituer une moelle saine ; dans d’autres, il s’agit de remplacer un système immunitaire défaillant ou de corriger une maladie héréditaire.

Chez l’enfant, la greffe est souvent envisagée pour des maladies génétiques ou hématologiques graves, parfois diagnostiquées tôt. L’équipe pédiatrique évalue avec soin le rapport entre le bénéfice attendu et les effets secondaires possibles, car l’enfant est en croissance et ses besoins sont spécifiques.
La préparation comprend généralement une évaluation complète : examens sanguins, bilan infectieux, fonction du cœur, des poumons et des organes, et recherche d’un donneur compatible lorsque la greffe n’est pas autologue. Le soutien psychologique et familial est essentiel, car le parcours peut être long et exigeant.
Chez l’adulte, la greffe est fréquemment proposée dans certaines hémopathies malignes comme les leucémies, mais aussi dans des maladies non cancéreuses sélectionnées. L’âge en lui-même n’est pas le seul critère : la décision dépend surtout de la maladie, de sa réponse aux traitements, des antécédents médicaux et de la tolérance attendue à la procédure.
Les adultes peuvent présenter davantage de maladies associées, comme une hypertension, un diabète ou une atteinte cardiaque, qui influencent le choix du protocole. L’équipe ajuste alors l’intensité du traitement préparatoire et organise un suivi rapproché.
Avant la greffe, le patient reçoit un conditionnement, c’est-à-dire un traitement destiné à préparer la moelle à recevoir les nouvelles cellules. Il peut comprendre de la chimiothérapie, parfois associée à une radiothérapie, selon l’indication. Cette étape peut réduire les cellules malades, supprimer la moelle défaillante ou limiter le rejet.
Les cellules souches peuvent provenir :
Il existe deux grands types de greffe :
La greffe ressemble souvent à une transfusion : les cellules sont perfusées par voie veineuse. Elles migrent ensuite vers la moelle osseuse et commencent, progressivement, à produire de nouvelles cellules sanguines. Cette phase n’est pas instantanée ; la reconstitution du sang prend du temps et nécessite une surveillance étroite.
Après l’infusion, le patient traverse souvent une période d’aplasie, pendant laquelle les défenses immunitaires et les plaquettes sont très basses. C’est une phase à risque d’infections, de saignements et de fatigue importante. Des médicaments préventifs, des transfusions et des précautions d’isolement peuvent être nécessaires.
Comme tout traitement lourd, la greffe comporte des risques. Ils dépendent du type de greffe, de la maladie traitée et de l’état du patient. Les complications possibles incluent :
L’équipe médicale prend des mesures de prévention et traite rapidement les complications si elles surviennent. Le suivi après la sortie reste indispensable.
Les résultats attendus varient selon l’indication. Dans certaines situations, la greffe peut permettre une rémission durable, une amélioration nette de la qualité de vie ou une correction de la maladie sous-jacente. Dans d’autres, l’objectif est surtout de contrôler la maladie ou de réduire le risque de récidive.
Il est important de comprendre que la greffe n’offre pas de garantie de guérison. Son succès dépend notamment du diagnostic, du moment où elle est réalisée, de la compatibilité donneur-receveur, des complications post-greffe et de la réponse individuelle du patient.

Après la greffe, le suivi est prolongé. Il comprend des consultations régulières, des bilans sanguins, la surveillance des infections, la reprise progressive des vaccins et l’évaluation de la croissance, de la fertilité, de l’école ou du travail, selon l’âge. Chez l’enfant, l’accompagnement du développement est particulièrement important. Chez l’adulte, la réadaptation peut inclure la reprise de l’activité professionnelle et la prise en charge de la fatigue persistante.
La décision se prend toujours avec un hématologue, un pédiatre onco-hématologue ou une équipe de transplantation. Il peut être utile de poser des questions sur :
Une bonne compréhension du parcours aide le patient et sa famille à traverser cette étape avec davantage de repères. La greffe de moelle osseuse est un traitement complexe, mais elle peut représenter une option majeure dans certaines maladies graves, à condition d’être bien indiquée, bien préparée et suivie de près.
Non. Elle peut être autologue, lorsque les cellules du patient sont réutilisées, ou allogénique, lorsqu’elles proviennent d’un donneur compatible.
La récupération varie selon la maladie, le type de greffe et les complications éventuelles. La prise de greffe et la reconstitution immunitaire prennent généralement du temps et nécessitent un suivi prolongé.
Le principe est similaire, mais les protocoles sont adaptés à l’âge, à la maladie, au poids, aux antécédents et aux besoins spécifiques de l’enfant ou de l’adulte.
Non. Elle peut permettre une rémission durable ou une amélioration importante, mais le résultat dépend de nombreux facteurs et aucun traitement ne garantit une guérison.
Pas toujours. C’est nécessaire pour une greffe allogénique, mais pas pour une greffe autologue. L’équipe de transplantation précise le type adapté à chaque situation.
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