Une greffe de cheveux est généralement réalisée en ambulatoire, mais elle comporte des risques comme toute intervention chirurgicale. Gonflement, croûtes et perte temporaire des cheveux implantés sont fréquents. Plus rarement, une infection, une cicatrice visible, une mauvaise croissance ou une nécrose cutanée peuvent survenir.
La greffe de cheveux, aussi appelée transplantation capillaire, consiste à prélever des follicules dans une zone donneuse, souvent située à l’arrière ou sur les côtés du cuir chevelu, puis à les implanter dans une zone clairsemée. Les techniques les plus courantes sont l’extraction d’unités folliculaires (FUE) et la transplantation d’unités folliculaires avec prélèvement d’une bandelette (FUT).
Cette procédure est habituellement pratiquée sous anesthésie locale. Elle peut être proposée dans certaines formes d’alopécie, principalement l’alopécie androgénétique stabilisée. Même lorsqu’elle est réalisée par une équipe expérimentée, une greffe capillaire n’est pas dénuée de risques. Les effets observés dépendent notamment de la technique choisie, de l’état du cuir chevelu, de la qualité de la zone donneuse, du tabagisme, des traitements en cours et du respect des soins post-opératoires.

Après l’intervention, certains symptômes sont attendus et ne traduisent pas nécessairement une complication. Leur intensité et leur durée varient d’une personne à l’autre.
Les croûtes doivent tomber spontanément selon les consignes de l’équipe soignante. Les gratter ou arracher peut irriter la peau et risquer de déplacer des greffons récemment implantés. Les démangeaisons peuvent être gênantes, mais il est préférable de demander conseil avant d’appliquer une lotion, un shampooing ou un médicament.
L’infection est peu fréquente, mais possible au niveau de la zone de prélèvement ou d’implantation. Elle peut se manifester par une douleur qui augmente, une rougeur qui s’étend, une chaleur locale, un écoulement purulent, une mauvaise odeur ou de la fièvre. Une évaluation médicale rapide est nécessaire, car un traitement adapté peut être requis.
Un léger suintement peut survenir juste après la procédure. En revanche, un saignement persistant ou abondant doit être signalé. Des hématomes et une cicatrisation retardée peuvent également apparaître. Le risque peut être plus élevé chez les personnes prenant des anticoagulants, des antiagrégants plaquettaires ou certains compléments, sans que ces traitements ne doivent être arrêtés sans avis médical.
La technique FUT laisse habituellement une cicatrice linéaire dans la zone donneuse. La FUE crée de multiples petites cicatrices ponctiformes. Dans les deux cas, des cicatrices plus visibles, élargies, hypertrophiques ou chéloïdes peuvent survenir chez certaines personnes prédisposées. Une coupe très courte peut alors les rendre davantage apparentes.
Une inflammation autour d’un follicule peut causer des boutons, une pustule, une zone sensible ou un poil incarné. Les formes légères peuvent se résoudre avec des soins locaux prescrits, tandis qu’une inflammation étendue ou récurrente mérite une consultation. Il ne faut pas percer soi-même les lésions.
Une densité insuffisante, une ligne frontale trop basse ou trop régulière, une direction de pousse peu naturelle, une différence de texture ou une répartition inégale des greffons peuvent être source d’insatisfaction. La survie des follicules et l’aspect de la repousse ne peuvent pas être prédits avec certitude. Une planification réaliste est essentielle, notamment parce que la chute des cheveux non greffés peut continuer avec le temps.
La perte de choc correspond à une chute temporaire des cheveux implantés et parfois des cheveux existants autour de la zone traitée. Les cheveux greffés peuvent entrer dans une phase de repos avant de repousser. Chez certaines personnes, surtout si l’alopécie reste évolutive, les cheveux natifs continuent de s’affiner ou de tomber. Un traitement médical de l’alopécie peut être discuté avec un dermatologue selon le contexte.
Très rarement, une diminution de l’apport sanguin peut entraîner une nécrose, c’est-à-dire la mort d’une petite zone de peau. Ce risque est plus préoccupant en cas de tabagisme, de maladie vasculaire, de tension excessive des tissus ou de gestes trop rapprochés. Une réaction allergique aux produits utilisés, une atteinte nerveuse persistante ou une complication liée à la sédation peuvent aussi survenir, mais restent inhabituelles.
Un bilan avant la procédure permet d’identifier les situations nécessitant des précautions, un report ou parfois une autre approche thérapeutique. Informez l’équipe de vos antécédents, allergies, traitements, compléments alimentaires et habitudes de vie.

Le choix d’un médecin qualifié et d’un établissement autorisé constitue une étape importante. La consultation préopératoire doit inclure l’examen du cuir chevelu, l’analyse de la cause de la chute de cheveux, l’évaluation de la zone donneuse et une discussion claire des limites de l’intervention. Demandez qui réalise chaque étape, quelle technique est proposée et comment seront organisés le suivi et la prise en charge d’une complication éventuelle.
Respectez strictement les recommandations reçues : lavage et soins du cuir chevelu, position de sommeil, éviction temporaire de l’effort intense, de la chaleur, de la baignade, de l’exposition solaire et du port d’un casque selon les délais indiqués. N’utilisez pas d’aspirine, d’anti-inflammatoire, de traitement capillaire ou de complément sans validation de l’équipe médicale. Arrêter ou réduire le tabac avant et après l’intervention peut également être conseillé.
Contactez sans délai la clinique ou un professionnel de santé si vous présentez de la fièvre, des frissons, un écoulement de pus, une douleur intense ou croissante, un saignement qui ne s’arrête pas, un gonflement marqué du visage, une rougeur qui s’étend, une zone noire ou violacée du cuir chevelu, ou des signes de réaction allergique tels qu’une difficulté à respirer ou un gonflement des lèvres. En cas de difficulté respiratoire, de malaise important ou de gonflement rapide, appelez les services d’urgence locaux.
Une greffe de cheveux peut améliorer l’apparence de certaines personnes, mais elle nécessite une indication adaptée, une technique rigoureuse et un suivi médical. Discuter ouvertement des bénéfices attendus, des alternatives et des risques individuels permet de prendre une décision mieux informée.
L’anesthésie locale limite généralement la douleur pendant l’intervention. Une sensibilité, une sensation de tiraillement ou une douleur modérée peuvent apparaître ensuite pendant quelques jours. L’équipe médicale peut recommander un traitement antalgique adapté.
Oui, une chute transitoire des cheveux implantés peut se produire dans les semaines suivant l’intervention. Elle correspond souvent à une phase normale du cycle pilaire. La repousse est progressive et son évolution doit être suivie avec l’équipe qui vous prend en charge.
Oui, bien qu’elle soit généralement peu fréquente. Une douleur qui augmente, une rougeur étendue, du pus, une mauvaise odeur ou de la fièvre doivent conduire à contacter rapidement la clinique ou un médecin.
Oui. La FUE laisse de petites cicatrices ponctiformes dans la zone donneuse. Elles sont souvent discrètes, mais peuvent être plus visibles chez certaines personnes, notamment en cas de coupe très courte ou de cicatrisation anormale.
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