La déviation de la cloison nasale est une asymétrie de la paroi qui sépare les deux fosses nasales. Elle peut provoquer un nez bouché, des ronflements, des saignements ou des sinusites répétées. Le traitement dépend des symptômes, avec des mesures médicales ou une correction chirurgicale dans certains cas.
La cloison nasale est la paroi qui sépare les deux narines. Elle est faite de cartilage à l’avant et d’os à l’arrière. Lorsqu’elle n’est pas bien centrée, on parle de déviation de la cloison nasale. Cette situation est fréquente et peut être présente depuis la naissance, apparaître avec la croissance ou résulter d’un traumatisme du nez.
Dans de nombreux cas, une légère déviation ne provoque aucun symptôme. En revanche, lorsqu’elle réduit le passage de l’air d’un côté ou perturbe la circulation nasale, elle peut devenir gênante au quotidien.

Les signes d’une cloison nasale déviée varient selon la zone touchée et le degré de déviation. Les symptômes les plus fréquents sont :
Les symptômes peuvent être intermittents et s’aggraver avec un rhume, des allergies ou une inflammation des muqueuses. Il est également possible que la gêne soit plus importante la nuit, lorsque l’on dort sur un côté particulier.
Une consultation médicale est utile si le nez bouché devient persistant, si la respiration est fréquemment gênée, si les sinusites reviennent souvent ou si les ronflements s’accompagnent d’un sommeil non réparateur. Il faut aussi consulter après un traumatisme du nez, surtout en cas de douleur, d’asymétrie visible ou de difficulté respiratoire.
Un avis ORL est recommandé lorsque les symptômes affectent la qualité de vie, le sommeil, le sport ou l’alimentation. Le médecin peut rechercher d’autres causes associées, comme des allergies, des polypes ou une hypertrophie des cornets.
Le diagnostic repose d’abord sur l’entretien médical. Le professionnel de santé s’intéresse aux symptômes, à leur ancienneté, à un éventuel choc nasal et aux traitements déjà essayés. L’examen clinique permet ensuite d’observer l’intérieur du nez et d’évaluer le passage de l’air.
Un examen ORL avec une petite caméra, appelée nasofibroscopie ou endoscopie nasale selon les pratiques, peut être proposé pour mieux visualiser la cloison, les cornets et l’état des muqueuses. Dans certaines situations, une imagerie comme un scanner n’est pas systématique, mais peut aider à préciser l’anatomie avant un traitement chirurgical ou à explorer des sinusites associées.
Les médicaments ne remettent pas la cloison au centre, mais ils peuvent améliorer la gêne respiratoire lorsque l’inflammation joue un rôle important. Selon le contexte, le médecin peut recommander des lavages de nez au sérum physiologique, des traitements contre les allergies ou d’autres soins locaux adaptés. Ces mesures sont particulièrement utiles si la déviation s’accompagne d’une muqueuse gonflée.
Il est important de comprendre qu’un traitement médical peut réduire les symptômes sans corriger la cause anatomique. Si la gêne reste importante malgré une prise en charge bien conduite, une solution chirurgicale peut être discutée.
La septoplastie est l’intervention chirurgicale destinée à redresser la cloison nasale. Elle est envisagée lorsque la déviation provoque une obstruction significative, des infections répétées ou une gêne durable malgré les traitements médicaux. L’objectif est d’améliorer le passage de l’air et de soulager les symptômes liés à l’obstacle mécanique.
L’intervention se déroule le plus souvent par l’intérieur du nez, sans incision visible sur la peau. Le chirurgien retire ou repositionne les parties déformées de la cloison en conservant autant que possible son soutien structurel. Dans certains cas, d’autres gestes peuvent être associés, notamment sur les cornets nasaux, si ceux-ci contribuent à l’obstruction.
Comme toute chirurgie, la septoplastie comporte des risques et nécessite une évaluation personnalisée. Le médecin explique les bénéfices attendus, les alternatives et les suites opératoires selon votre situation.
Lorsque la déviation de la cloison s’accompagne d’une gêne esthétique du nez, une intervention combinée peut être proposée. On parle alors parfois de rhinoseptoplastie. Cette approche associe correction fonctionnelle et, si besoin, amélioration de la forme du nez. Le choix dépend de l’examen clinique, des attentes du patient et de l’avis du chirurgien ORL ou plasticien.
Après une prise en charge médicale, l’évolution dépend de la cause associée. En cas de chirurgie, la respiration s’améliore généralement progressivement au fil de la cicatrisation, mais il existe une période transitoire de congestion, d’ecchymoses ou d’inconfort. Les consignes postopératoires peuvent inclure des lavages de nez, un repos relatif et des rendez-vous de contrôle.
Il est essentiel de suivre les recommandations du spécialiste et de signaler rapidement une douleur inhabituelle, un saignement important, de la fièvre ou une gêne respiratoire marquée après l’intervention.

On ne peut pas toujours prévenir une déviation congénitale ou liée à la croissance. En revanche, il est possible de réduire le risque de traumatisme nasal en protégeant le visage lors de sports à risque et en consultant rapidement après un choc du nez. Une prise en charge précoce peut parfois éviter des complications ou des symptômes prolongés.
La déviation de la cloison nasale est une cause fréquente de nez bouché et de gêne respiratoire. Son diagnostic repose sur l’examen clinique ORL, parfois complété par une endoscopie ou un scanner. Selon l’importance des symptômes, le traitement peut être médical pour soulager l’inflammation ou chirurgical avec une septoplastie pour corriger l’obstacle anatomique.
Si vous souffrez d’une respiration nasale difficile, de sinusites répétées ou de ronflements importants, demandez un avis médical pour identifier la cause et choisir la prise en charge la plus adaptée.
Oui. Certaines déviations sont légères et découvertes par hasard. Elles ne nécessitent pas toujours de traitement si elles ne gênent pas la respiration ni la qualité de vie.
Non. Un nez bouché peut aussi être lié à une allergie, une rhinite, des polypes ou une infection. L’examen ORL aide à distinguer ces causes.
Non. Si l’inflammation ou l’allergie contribue aux symptômes, des traitements médicaux peuvent suffire ou être proposés avant une chirurgie.
Elle peut aider si l’obstruction nasale participe au ronflement, mais le ronflement peut avoir d’autres causes. L’évaluation médicale reste nécessaire.
Pas forcément. Le diagnostic est souvent clinique. Un scanner est réservé à certaines situations, par exemple avant chirurgie ou en cas de sinusites associées.
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