Une prostatectomie robot-assistée consiste à retirer la prostate à l’aide d’un système chirurgical contrôlé par le chirurgien. L’intervention se déroule sous anesthésie générale, dure généralement plusieurs heures et est suivie d’une hospitalisation puis d’une récupération progressive à domicile.
La prostatectomie robot-assistée est une intervention chirurgicale réalisée sous anesthésie générale pour retirer tout ou partie de la prostate, le plus souvent dans le cadre d’un cancer localisé de la prostate. Le robot ne remplace pas le chirurgien : il l’aide à effectuer des gestes précis, avec une vision agrandie du champ opératoire. Comprendre les différentes étapes permet d’aborder l’intervention avec plus de sérénité.
Cette chirurgie est effectuée à l’aide d’un système robotisé commandé par le chirurgien depuis une console. Le patient est installé en salle d’opération, puis l’équipe réalise de petites incisions sur l’abdomen pour introduire des instruments fins et une caméra. La prostate est ensuite retirée, et selon la situation, les structures voisines peuvent être préservées autant que possible, notamment les nerfs impliqués dans l’érection et le contrôle urinaire.
Le déroulement exact dépend de plusieurs facteurs : taille de la prostate, extension de la maladie, antécédents chirurgicaux, état général et objectifs du traitement. Votre urologue vous expliquera l’option la plus adaptée à votre situation.

Avant l’opération, un bilan préopératoire est organisé. Il peut comprendre une consultation d’anesthésie, des analyses de sang, un électrocardiogramme et parfois des examens complémentaires. Le chirurgien explique le geste, les bénéfices attendus, les risques et les consignes à respecter.
Il peut être demandé d’arrêter ou d’adapter certains traitements, notamment les anticoagulants ou antiagrégants, selon l’avis médical. Une préparation digestive n’est pas systématique, mais des consignes de jeûne sont généralement nécessaires avant l’anesthésie. Il est aussi utile d’organiser le retour à domicile et l’aide éventuelle pour les premiers jours après l’hospitalisation.
Le patient est installé sur la table opératoire, puis l’anesthésie générale est administrée. Une sonde urinaire est posée pendant l’intervention, et parfois dès le début de l’acte. L’équipe prépare ensuite la zone opératoire dans des conditions d’asepsie strictes.
Le chirurgien réalise de petites incisions sur l’abdomen pour introduire les trocarts, c’est-à-dire les passages permettant d’insérer la caméra et les instruments. Le robot est positionné et relié aux instruments chirurgicaux. Le chirurgien s’installe à la console et contrôle les bras robotisés à distance immédiate.
L’intervention consiste à disséquer la prostate avec précision, à contrôler les vaisseaux sanguins, puis à retirer la glande. Selon le cas, le chirurgien peut aussi réaliser un curage ganglionnaire pour analyser certains ganglions de drainage. La continence urinaire et la préservation nerveuse sont discutées au cas par cas, en fonction de la localisation de la tumeur et des priorités oncologiques.
Une fois la prostate retirée, le chirurgien reconnecte la vessie à l’urètre. Cette étape est essentielle pour rétablir le passage des urines. Les instruments sont retirés, puis les petites incisions sont fermées avec des fils, des agrafes ou des adhésifs cutanés selon les habitudes de l’équipe.
La durée opératoire varie selon la complexité du geste, l’anatomie du patient et les éventuels gestes associés. Il faut compter plusieurs heures au bloc opératoire, mais le temps total est plus long en raison de la préparation, de l’anesthésie et de la surveillance au réveil. Votre équipe vous donnera une estimation personnalisée avant l’intervention.
Après l’opération, le patient est surveillé en salle de réveil, puis regagne le service d’hospitalisation. La douleur est généralement contrôlée par des antalgiques adaptés. Une sonde urinaire reste en place pendant plusieurs jours, parfois plus longtemps selon les cas, afin de protéger la zone de suture entre la vessie et l’urètre.
La durée d’hospitalisation dépend de l’évolution post-opératoire, de l’autonomie du patient et des pratiques de l’établissement. Avant la sortie, l’équipe explique les soins à domicile, la gestion de la sonde, les signes qui doivent conduire à consulter et la reprise progressive des activités.
La récupération est progressive. Les premiers jours, il est habituel de ressentir une fatigue, une gêne abdominale ou un inconfort lié à la sonde. Marcher régulièrement, boire suffisamment si cela est autorisé et respecter les consignes du chirurgien favorisent le retour à l’autonomie. Les efforts importants, le port de charges lourdes et certaines activités sportives sont généralement à éviter au début.
La reprise du travail dépend du type d’activité exercée et de l’évolution post-opératoire. Les rapports entre chirurgie et sexualité sont aussi abordés en consultation, car des troubles de l’érection peuvent survenir, parfois de façon transitoire, parfois plus durable. Des solutions existent et doivent être discutées avec l’urologue.

Il faut demander un avis médical en cas de fièvre, de douleurs qui s’aggravent, de saignement important, de blocage de la sonde urinaire, de difficulté à uriner après son retrait, ou de rougeur inhabituelle des cicatrices. Un suivi est programmé après l’intervention pour contrôler la cicatrisation, analyser les résultats anatomopathologiques et adapter la prise en charge si besoin.
La prostatectomie robot-assistée est une chirurgie précise, organisée en plusieurs étapes : préparation, anesthésie, intervention au bloc, surveillance post-opératoire puis récupération à domicile. La durée et la convalescence varient d’une personne à l’autre, mais une information claire et un suivi rapproché aident à traverser cette période dans les meilleures conditions possibles.
Elle repose sur de petites incisions et une vision très précise du geste, ce qui peut limiter certains traumatismes opératoires. Le choix dépend toutefois de la situation médicale et de l’expérience de l’équipe.
La durée varie selon la cicatrisation et les habitudes du chirurgien. Elle est souvent de plusieurs jours, puis la sonde est retirée lors d’un contrôle médical.
Oui, la marche est généralement encouragée tôt après l’opération, car elle aide à la récupération. L’intensité doit rester progressive et adaptée aux consignes médicales.
Une incontinence urinaire temporaire peut survenir après l’intervention. L’évolution est variable, et la rééducation périnéale peut être proposée selon la situation.
La reprise dépend de la cicatrisation, du confort et des conseils du chirurgien. Des difficultés d’érection peuvent apparaître, et un accompagnement spécifique peut être proposé.
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