Avant d’envisager une prothèse, l’arthrose sévère du genou peut souvent être prise en charge par une combinaison de mesures : perte de poids si nécessaire, exercices adaptés, kinésithérapie, antalgiques, dispositifs d’appui et parfois infiltrations. Le choix dépend de la douleur, de la gêne fonctionnelle et de l’état global du genou.
L’arthrose sévère du genou peut rendre la marche, les escaliers et même le repos difficiles. Avant de parler de prothèse, il existe plusieurs options pour diminuer la douleur, préserver la mobilité et retarder, parfois, le recours à la chirurgie. L’objectif n’est pas de « réparer » le cartilage abîmé, mais d’améliorer la fonction au quotidien.
Quand l’arthrose devient avancée, les examens montrent souvent un pincement de l’interligne, des douleurs plus fréquentes et une raideur plus marquée. Cela ne veut pas dire qu’il n’existe plus de solutions. Au contraire, la stratégie repose souvent sur plusieurs leviers associés, adaptés à votre âge, votre niveau d’activité, vos attentes et vos autres problèmes de santé.
Le traitement est personnalisé. Deux personnes ayant la même imagerie peuvent avoir des symptômes très différents. C’est pourquoi la décision se prend avec un médecin, après un examen clinique et parfois une réévaluation de l’équilibre musculaire, de l’alignement du genou et de la marche.

Le repos complet n’est généralement pas la meilleure réponse. Une activité physique régulière et bien choisie aide à conserver la mobilité et la force musculaire. Les activités à faible impact, comme la marche sur terrain plat, le vélo d’appartement ou certains exercices en piscine, sont souvent mieux tolérées que les sports avec sauts ou pivots.
La kinésithérapie est souvent un pilier de la prise en charge. Elle vise à renforcer les muscles autour du genou, surtout les quadriceps et les hanches, à améliorer la souplesse et à corriger certains gestes douloureux. Un programme progressif et régulier peut aider à mieux stabiliser l’articulation.
Si un surpoids est présent, une réduction pondérale peut diminuer la charge mécanique sur le genou. Même une modification modeste du poids peut parfois améliorer la gêne à la marche et la montée des escaliers. Cette démarche est d’autant plus utile qu’elle s’associe à l’exercice et à une alimentation équilibrée.
Une canne tenue du côté opposé au genou douloureux, des semelles dans certains cas ou une genouillère peuvent aider à mieux répartir les contraintes. À domicile, il peut être utile d’adapter les déplacements, de limiter les positions accroupies prolongées et de sécuriser les escaliers.
Les médicaments ne doivent pas être pris au long cours sans réévaluation. Ils servent à passer un cap ou à réduire les douleurs lors des poussées.
Le choix dépend de vos antécédents et de vos autres traitements. Il est important de signaler toute maladie rénale, ulcère, anticoagulant ou hypertension au médecin avant de commencer un traitement.
Les infiltrations peuvent être envisagées lorsque la douleur persiste malgré les mesures de base. Elles ne conviennent pas à tous les profils et leur intérêt doit être discuté au cas par cas.
Elle peut aider lors d’une poussée douloureuse avec inflammation. L’effet peut être temporaire et variable selon les personnes. Elle n’est pas une solution définitive.
L’acide hyaluronique est parfois proposé pour améliorer le confort articulaire chez certains patients. Les bénéfices sont variables et le choix dépend de l’examen clinique, du stade de l’arthrose et des habitudes de l’équipe soignante.
Dans certains contextes, d’autres injections peuvent être évoquées. Elles doivent être expliquées clairement, car toutes les techniques ne sont pas indiquées pour tous les patients et les recommandations peuvent varier.
Quand le genou est douloureux à la marche, une aide à la décharge peut faire la différence. Une canne, bien réglée, réduit parfois la contrainte. Certaines orthèses peuvent aider à stabiliser un genou instable ou mal aligné. L’objectif est de conserver une autonomie la plus large possible sans aggraver les douleurs.
Au quotidien, il est utile de fractionner les activités, d’éviter les charges lourdes et de privilégier les mouvements contrôlés. Si vous vivez dans un environnement avec beaucoup d’escaliers, une discussion sur les aménagements peut être pertinente.
La prothèse n’est généralement envisagée que lorsque les douleurs restent importantes malgré un traitement bien conduit, que la gêne devient majeure et que la qualité de vie est nettement altérée. Le degré d’usure visible à l’imagerie ne suffit pas, à lui seul, à décider d’une chirurgie. C’est l’association entre symptômes, limitation fonctionnelle et échec des traitements conservateurs qui guide la décision.
Une consultation spécialisée peut aider à vérifier si tout a été tenté de façon optimale : rééducation, traitement de la douleur, aides à la marche, adaptation du poids et éventuellement infiltrations. Parfois, un second avis est utile pour mieux comprendre les options disponibles.

Consultez sans tarder si le genou devient très chaud, très gonflé, rouge, si vous avez de la fièvre, si la douleur est brutale après un traumatisme, ou si vous ne pouvez plus poser le pied. Ces signes ne relèvent pas toujours de l’arthrose seule et nécessitent une évaluation médicale.
Avant d’envisager une prothèse, plusieurs options peuvent être combinées pour soulager une arthrose sévère du genou : kinésithérapie, exercice adapté, perte de poids si besoin, médicaments, infiltrations et aides techniques. Le meilleur traitement est celui qui correspond à vos symptômes, à votre état de santé et à vos objectifs de vie.
Parfois oui, au moins pendant un temps, grâce à une prise en charge combinée. Si la douleur et la gêne restent importantes malgré un traitement bien conduit, la prothèse peut toutefois être discutée.
Non. Leur utilité varie selon le stade de l’arthrose, les symptômes et le type d’injection. Elles peuvent soulager certains patients, mais l’effet n’est pas garanti ni دائم.
Il vaut mieux éviter les activités très traumatisantes, mais rester actif est important. Des exercices adaptés, comme le vélo ou la marche modérée, sont souvent recommandés.
Si un surpoids est présent, oui, elle peut réduire la charge sur le genou et améliorer le confort. Elle fonctionne mieux lorsqu’elle est associée à l’exercice et à un accompagnement médical.
Quand la douleur reste forte, que la marche et les activités quotidiennes sont limitées et que les traitements conservateurs ne suffisent plus, un avis spécialisé est pertinent.
Treatments are delivered at our JCI-accredited hospitals — Acıbadem International